En France, un célibataire sans enfant est considéré comme riche à partir d’un revenu (flux) d’environ 4 300 € par mois. Et si l’on raisonne en patrimoine (stock), le niveau de richesse se situe autour de 531 000 € (3 × le patrimoine médian, d’après l’Observatoire des inégalités). En parallèle, l’endettement de l’État français atteint des records (plus de 115 % du PIB fin 2025).
Alors, faut-il taxer les riches pour réduire cet endettement ? La France est déjà l’un des pays les plus taxés au monde (top 3 des prélèvements obligatoires selon l’OCDE). Cette pression fiscale permet de réduire fortement les inégalités économiques : l’écart de revenus est divisé par 6 (passant de 18 à 3 après transferts monétaires et valorisation des services publics). Dans l’hexagone, les impôts sont globalement progressifs (hors cas particuliers des 0,1 % les plus fortunés, sujet plus complexe) : on observe un écart important entre les ménages, de l’ordre de 1 à 10 (source IFRAP, avec 4,2 % d’impôt direct pour les plus modestes à 42,1 % pour les plus riches).
🤔 D’où la question centrale : faut-il taxer davantage les riches en France, ou est-ce une fausse bonne idée ?
Cet article a une vocation informative et pédagogique. Il ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé. Tout investissement comporte des risques, notamment de perte en capital, de liquidité et de variabilité des revenus.
Conseil de Matthieu
Taxer les riches : qui est riche en France ?
Il existe 2 définitions complémentaires de la richesse (quand suis-je riche en France ?) :
- le revenu (flux) ;
- le patrimoine (stock).
Être riche par le revenu (flux)
La richesse peut se mesurer avec le revenu (flux), avec :
- les revenus mobiliers (plus-value et dividendes d’actions, plus-value et intérêts d’obligations) ;
- les revenus immobiliers ;
- le salaire.
Un revenu élevé sur une année est différent d’une richesse durable. Par exemple, certains métiers à revenus variables, comme les commerciaux ou les indépendants, peuvent gagner beaucoup une année et moins l’autre.
Les seuils de richesse dépendent de nombreux facteurs
Le salaire médian est souvent un indicateur plus pertinent que le salaire moyen (le salaire moyen peut être « tiré vers le haut » par les très hauts revenus).
L’Insee raisonne avec les unités de consommation (UC), car la vie en couple permet des économies d’échelle (mutualisation des coûts). Par exemple, le logement revient souvent moins cher à deux (prix au m² souvent dégressif, abonnement internet à partager).
- 1er adulte = 1 UC ;
- 2e adulte = 0,5 UC ;
- enfant = 0,3 UC (si < 14 ans) ou 0,5 UC (si ≥ 14 ans).
| Type de ménage | Seuil de richesse (€/mois) |
|---|---|
| Personne seule | 4 293 |
| Famille monoparentale avec 1 enfant < 14 ans | 5 581 |
| Couple sans enfant | 6 440 |
| Couple avec 1 enfant < 14 ans | 7 728 |
| Couple avec 2 enfants > 14 ans | 10 733 |
| Couple avec 3 enfants dont 1 < 14 ans | 12 020 |
Seuils de richesse par type de ménage (2023) – Source : Observatoire des inégalités
La richesse dépend de nombreux facteurs (Comment Warren Buffett est devenu riche ?), dont le lieu de vie. Par exemple, le seuil de richesse est en moyenne 2 fois plus élevé à Paris qu’à Roubaix. Ainsi, certains riches se sentent pauvres à cause de la comparaison sociale (on se compare souvent à un peu plus riche que soi).
Conseil de Matthieu :
Seuils de richesse et de pauvreté : l’exemple d’une personne seule
Il existe plusieurs seuils : pauvreté, classe populaire, classe moyenne ou aisée, richesse, etc.
Ainsi, l’objectif est d’améliorer le niveau de vie global de la population (et en particulier ceux en dessous du salaire médian), et pas uniquement de taxer les riches (environ 10 % de la population).
En France, la trappe à inactivité (peu de différence de revenu entre le travail et les aides sociales) est un vrai danger pour les classes populaires. L’enfer est pavé de bonnes intentions : cela fragilise encore plus ces personnes qui s’éloignent du marché du travail.

Être riche par le patrimoine (stock)
Une autre manière de mesurer la richesse est par le patrimoine (stock). Le patrimoine est en général plus stable et plus transmissible que le revenu.
Un ménage (ensemble des occupants d’un même logement) est considéré comme riche à partir de 531 000 € (3 fois le patrimoine médian), soit environ 1 Français sur 6 (16 %).
Il y a un lien entre le patrimoine élevé (stock) et un flux (revenus) élevé : 52 % des 10 % les plus fortunés se situent aussi parmi les 10 % les plus riches en revenus (analyse d’un patrimoine).
| Seuil / catégorie | Nombre de ménages | Part des ménages (%) |
|---|---|---|
| Triple du patrimoine médian (≥ 531 000 €) | 5,1 millions | 16 |
| Hauts patrimoines (top 10 %, ≥ 716 300 €) | 3,0 millions | 10 |
| Ménages millionnaires (top 5 %, ≥ 1 034 600 €) | 1,5 million | 5 |
| Top 1 % (≥ 2,2 M€) | 300 000 | 1,0 |
| Milliardaires | 68 | non significatif |
Nombre de ménages « riches » selon le patrimoine (2021) – Sources : Insee / Observatoire des inégalités ; Altrata (milliardaires)
Ces chiffres sont intéressants. Toutefois, par manque de données disponibles (en dehors des milliardaires), il s’agit de patrimoine brut (dette comprise). Or, les Français sont très exposés à l’immobilier, souvent acheté à crédit. Les chiffres seraient donc moins impressionnants avec le patrimoine net de dette.
Selon la même source, l’âge est aussi un facteur important : le seuil de richesse varie de 1 à 13 entre une personne de moins de 30 ans (47 400 €) et une personne de 60 à 69 ans (642 900 €).
Patrimoine et fiscalité : distinguer stock (patrimoine) et flux (revenus)
La fiscalité est différente selon la richesse par le stock (patrimoine) et par le flux (revenus).
Les impôts sur le stock
Les impôts sur le patrimoine sont :
- De votre vivant, pour les patrimoines supérieurs à 1,3 million d’euros : l’impôt sur la fortune immobilière (IFI), qui a remplacé l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) depuis la réforme fiscale française de 2018.
- À votre décès (la majorité des taxes sur le stock se fait à ce moment-là) : les frais de succession. La France a des impôts sur la succession (appelés péjorativement « impôt sur la mort ») parmi les plus élevés du monde, avec la Belgique et la Corée (transmettre sans frais de succession).

L’héritage est de plus en plus important dans le patrimoine : 60 % en 2021 contre 35 % au début des années 1970 selon le Conseil d’analyse économique, d’où le sentiment d’injustice de certains.
Conseil de Matthieu :
Le flux : les revenus
Le flux (revenus) est taxé avec :
- des impôts forfaitaires (tout le monde paie le même taux) comme la TVA ;
- des impôts progressifs (plus vous êtes riche, plus vous êtes taxé) comme l’impôt sur le revenu.
La fiscalité annuelle est forte en France. Ainsi, si vous optimisez votre fiscalité, vous pouvez augmenter votre pouvoir d’achat (amélioration du niveau de vie et/ou de la capacité d’épargne).
Comment on utilise stock et flux en bilan patrimonial
Chez S’investir Conseil, lors du bilan patrimonial (selon vos objectifs de vie, votre profil de risque et votre horizon d’investissement), nous optimisons votre situation sur le :
- flux (généralement en phase de capitalisation pendant la vie active) ;
- stock (généralement en phase de consommation du capital à la retraite ou pour les rentiers).
Pourquoi le sujet revient avec l’endettement public ?
Face à une dette française très élevée (top 3 des dettes en Europe avec l’Italie et la Grèce, selon touteleurope.eu), l’idée « augmenter les impôts » revient mécaniquement chez beaucoup de politiciens (c’est plus « facile » que de baisser les dépenses).
Avant de décider s’il faut taxer les riches, il faut regarder comment l’État prélève et dépense l’argent public (notre argent).
Politique de redistribution en France : prélèvements obligatoires et dépenses publiques
En France, les dépenses sociales sont très élevées. Nous allons voir comment l’État dépense l’argent des Français. Ainsi, la France représente environ :
- – 1 % de la population mondiale ;
- – 3 % de la richesse produite ;
- – mais aussi ~ 5 % des dépenses sociales mondiales.
Les prélèvements obligatoires : qui paie quoi ?
Les dépenses publiques sont la somme des recettes liées aux prélèvements obligatoires (impôts + cotisations sociales + taxes) et du déficit éventuel. Par exemple, en 2024, selon le ministère des Comptes publics, la dépense publique française était de 57,1 % du PIB (recettes à 51,3 % du PIB et déficit à 5,8 %).
Les dépenses publiques : où va l’argent ?
Près de la moitié des dépenses part dans les retraites (~25 %) et la santé (~20 %).
Les dépenses élevées font que les Français sont censés recevoir des services publics de qualité et des transferts élevés. Mais il existe un débat sur l’efficacité de ces dépenses.
Par exemple, en France, nous dépensons autant pour la retraite (préparer votre retraite financièrement) que pour l’éducation et la recherche, la défense, la police, la justice et l’investissement (hors social et régalien).

Zoom sur les dépenses sociales (retraites, santé…)
Les dépenses sociales sont des postes structurants et difficiles à ajuster rapidement.
- La santé représente ~20 % des dépenses. Quand l’État dépense moins, une partie peut être remplacée par du privé (assurance, reste à charge), selon les pays. La santé, c’est une prévoyance très compliquée à prévoir : des maladies comme les cancers peuvent coûter très cher et rester imprévisibles.
- La retraite représente ~25 % des dépenses. Elle pourrait être optimisée avec la retraite par capitalisation, car c’est plus prévisible. Dès le début de la vie active, on sait qu’il faudra une retraite quand la santé ne permettra plus de travailler.
Zoom sur les dépenses régaliennes
En France, le régalien strict (défense, police, justice) représente seulement ~ 6 % des dépenses publiques (3,6 % / 57,1 %).
Un débat revient régulièrement sur l’équilibre entre missions essentielles (le régalien : défense, sécurité, justice, éducation) et l’extension de l’intervention publique.
En France, l’État semble s’occuper trop de ce qui ne le regarde pas, et pas assez de ce qui le regarde.
La redistribution réduit fortement les inégalités (ordre de grandeur)
Après transferts monétaires et services publics, l’écart de richesse est divisé par 6 et passe de 18 à 3.

Taxes sur les riches en France : quels leviers et quels effets attendus ?
Nous allons voir comment sont taxés les riches et d’où viennent les recettes fiscales françaises.
D’où viennent les recettes fiscales françaises ?
Plus de la moitié des recettes de l’État viennent de deux postes :
- la TVA pour 28 % (impôt forfaitaire) ;
- l’impôt sur le revenu pour 25 % (impôt progressif).

En France, on n’a pas de pétrole, mais on a des idées. La TVA moderne a été mise en place en France en 1954, et la CSG (créée en 1991) a été une innovation majeure en élargissant le financement de la protection sociale à l’ensemble des revenus, y compris ceux du patrimoine et des placements (faire votre déclaration d’impôts).
Conseil de Matthieu :
Fiscalité des hauts revenus : ce qui existe déjà
Le taux d’impôt direct (y compris les cotisations des salariés et des indépendants) par ménage est progressif (justice fiscale une contribution des plus aisés), avec un écart de 1 à 10 (entre le décile 2 à 4,2 % et le dernier décile à 42,1 %).
Comme nous le verrons dans l’exemple concret ci-dessous, les entrepreneurs sont très fortement taxés, mais peuvent optimiser leur rémunération.

Qui sont les millionnaires, multi-millionnaires et milliardaires français ?
La France compte un nombre élevé de millionnaires (en partie grâce à l’immobilier) et de milliardaires (grâce au CAC 40), mais relativement peu de multi-millionnaires (peu de PME performantes).
Beaucoup de millionnaires en France grâce à l’immobilier
En France, selon l’Allianz Global Wealth Report 2025, il y a beaucoup de millionnaires, notamment grâce à l’immobilier (surreprésenté dans le patrimoine des Français), mais peu de millionnaires en valeurs mobilières (les Français détiennent peu d’actions).
Un « trou d’air » entre les simples millionnaires et les milliardaires
En France, par rapport à l’Allemagne, le Canada et le Royaume-Uni, nous avons moins de très riches (patrimoine supérieur à 5 millions d’euros).
Cette différence s’explique par le faible nombre de PME performantes et exportatrices, par rapport à l’Allemagne par exemple.

Les milliardaires
En France, grâce à de grands groupes leaders mondiaux dans le luxe (LVMH avec Bernard Arnault, L’Oréal avec la famille Bettencourt), nous avons des milliardaires « très riches ». C’est ainsi que Bernard Arnault a été virtuellement (en prenant en compte la valeur de l’action LVMH) l’homme le plus riche du monde entre 2022 et 2024.

Contrairement à une croyance répandue, selon UBS, depuis 2015, la grande majorité des nouveaux milliardaires sont des self-made men (et non des héritiers).
Pourquoi les recettes supplémentaires peuvent être plus faibles qu’espéré ?
Avec un grand nombre de millionnaires et de milliardaires en France, il peut être tentant de taxer encore plus les plus riches. Mais nous allons voir qu’il y a des problématiques liées à cela.
Taxer les plus riches : quelles sont les problématiques ?
Le taux d’impôt direct des ménages les plus fortunés (top 0,9 % et plus) stagne. Ainsi, taxer les plus riches est tentant, mais peut s’avérer problématique pour les raisons suivantes.

Mobilité des contribuables et des bases taxables
Les plus riches sont des élites mondialisées 🌍, donc très mobiles géographiquement (Exit tax), et peuvent voyager à leur guise (pas de limite de budget).
Par exemple, de nombreux riches décident de devenir résident fiscal belge (faible taxation des revenus mobiliers) ou italien (faibles frais de succession). Pour ce faire, ils engagent des avocats fiscalistes à grands frais et/ou des family offices (généralement à partir de 30 millions d’euros de patrimoine).
Les stratégies d’optimisation qui réduisent l’impôt « visible »
Selon l’Institut des politiques publiques, les ultra-riches (0,0002 % les plus riches) paient 2 fois moins d’impôt qu’ils le devraient (taux effectif d’impôt vs taux contrefactuel).
Pour calculer le taux contrefactuel, on prend en compte le revenu économique (revenu prenant en compte les entreprises contrôlées). Ainsi, pour les 0,0002 % les plus riches, le seuil de revenu économique (revenus en prenant en compte les plus-values latentes des entreprises détenues) est 10 fois plus élevé que le revenu fiscal (revenu déclaré à l’IR).

💸 Ainsi, selon la Cour des comptes, plus vous êtes riche, moins votre revenu provient d’un salaire (et échappe donc au barème d’impôt progressif sur le revenu). Par exemple, via l’assurance-vie luxembourgeoise, vous pouvez souscrire à un crédit lombard : c’est un prêt, donc pas soumis à l’impôt sur le revenu (sous conditions, l’opération ne doit pas être à but uniquement fiscal, sinon c’est un abus de droit).

Les impôts à faible rendement et les coûts de collecte
Selon un rapport de la Cour des comptes, il existe 243 taxes à faible rendement en 2024. Elles rapportent peu à l’État, mais accroissent la complexité juridique. Ce sont surtout les entreprises qui subissent ces taxes.
Courbe de Laffer : trop d’impôt tue l’impôt
La courbe de Laffer, c’est l’idée que si on taxe trop, on peut finir par gagner moins.
- ❌ À 0 % d’impôt, l’État ne récolte rien.
- ❌ À 100 %, plus personne n’a intérêt à gagner ou déclarer ce revenu, donc l’État ne récolte presque rien non plus.
- ✅ Entre les deux, il y a un « bon niveau » : assez pour financer l’État, mais pas au point de décourager ou de pousser à contourner.
Avec les dividendes, on l’a vu en France. En 2013, quand la taxation a été durcie (retour au barème), les dividendes déclarés ont chuté d’environ 40 % selon l’IPP, et la réforme aurait finalement rapporté moins que prévu.
À l’inverse, en 2018, avec le PFU (taux fixe plus simple), les dividendes déclarés ont augmenté : le comité d’évaluation indique qu’on est passé d’environ 14 milliards (2013-2017) à 23 milliards (2018-2020).
👉 Moralité : pour certains revenus faciles à déplacer comme les dividendes, trop taxer peut réduire la base taxable, et donc les recettes.

Optimiser légalement son patrimoine : les enveloppes et les stratégies les plus utiles
Vous avez des moyens légaux d’optimiser votre patrimoine. Ces moyens sont rendus possibles car l’État souhaite favoriser l’investissement.
Les enveloppes principales
Les enveloppes fiscales (assurance-vie ou PEA, PER, contrat de capitalisation, CTO) ont chacuneleurs avantages et leurs inconvénients.
Il ne faut pas « défiscaliser pour défiscaliser ». La base de départ, ce sont vos objectifs de vie (défiscaliser n’est pas un objectif, mais préparer sa retraite ou faire un tour du monde, oui).
Tableau comparatif des enveloppes fiscales
Voici notre tableau comparatif des enveloppes fiscales. Vous ne pouvez pas tout avoir (optimiser stock et flux, plafond illimité, zéro frais). Il faut faire des compromis selon vos objectifs de vie et votre situation personnelle.
| Critère | Assurance-vie | PEA | PER | Contrat de capitalisation | CTO |
|---|---|---|---|---|---|
| Optimiser le flux (pendant la vie) | ✅ Oui (exonération d’IR sous conditions) | ✅ Oui (exonéré d’IR après 5 ans de détention) | ✅ Oui (déduction à l’entrée intéressant si TMI ≥ 30 %, puis fiscalité à la sortie) | ✅ Oui (similaire à l’assurance-vie) | ❌ Non (mais possibilité d’investir dans des fonds capitalisants) |
| Optimiser le stock (transmission) | ✅ Oui (avantages successoraux variables selon l’âge des versements) | ❌ Non (pas d’avantage successoral spécifique) | ✅ Oui (avantages variables selon l’âge de décès) | ✅ Oui (comme le CTO + conservation de l’antériorité fiscale) | ✅ Oui (donation possible + non taxation des plus-values latentes) |
| Plafond | ✅ Pas de plafond | 150 000 € | ~10 % des revenus annuels (plafond fiscal) | ✅ Pas de plafond | ✅ Pas de plafond |
| Frais d’enveloppe des meilleures enveloppes | ~0,5 % | ✅ 0 % | ~0,5 % | ~0,5 % | ✅ 0 % |
Optimisation du flux (pendant la vie)
Si vous êtes en phase de capitalisation (création du patrimoine), en général quand vous êtes jeune, vous devez prioriser les enveloppes qui permettent d’optimiser le flux (votre revenu) :
- le PEA : pour les actions sur le long terme (ETF MSCI World) ;
- le PER : pour défiscaliser les revenus (si TMI élevé à plus de 30 %, horizon long) ;
- l’assurance-vie : qui offre l’avantage d’optimiser le flux et le stock sans plafond.
Optimisation du stock (transmission)
Si vous êtes en phase de consommation du patrimoine ou de transmission du patrimoine, vous devez prioriser ces enveloppes :
- assurance-vie (règles selon l’âge des versements) ;
- CTO et/ou contrat de capitalisation, donation de titres (non taxation des plus-values latentes) et démembrement possible, via CTO ou contrat de capitalisation.
Au-delà des enveloppes : quelques leviers fréquents
Au-delà des enveloppes, les leviers d’optimisation peuvent être :
- Immobilier : SCPI (UE détenues en direct), LMNP pour l’immobilier physique (intéressant mais un peu moins depuis la réforme de 2025 avec la réintégration des amortissements à la revente).
- Entrepreneurs : le pacte Dutreil permet de transmettre l’entreprise familiale en réduisant la base taxable de 75 %.
Exemples concrets pour optimiser votre patrimoine
Voici deux exemples de comment optimiser son patrimoine (flux et stock) pour un particulier et un entrepreneur.
Le cas d’un particulier
Prenons l’exemple d’une personne seule « riche » qui gagne environ 4 500 € par mois (TMI à 30 %). Elle pourra arbitrer entre deux enveloppes complémentaires.
D’abord, utiliser le PER pour optimiser et « racler » la tranche à 30 %. L’objectif est de réduire l’imposition sur le flux aujourd’hui, tout en construisant un capital pour plus tard. Cela permet de raisonner à la fois sur l’optimisation du flux et du stock.
Ensuite, investir le reste via un PEA. L’idée est de profiter d’une imposition à la sortie plus douce. Par exemple, sur un PEA, après 5 ans de détention, la fiscalité se limite aux prélèvements sociaux, ce qui revient à une taxation de 18,6 % en 2026, soit environ 2,5 fois moins que les 47 % de prélèvements obligatoires en France.
Un des seuls moyens de détenir des SCPI (immobilier) tout en échappant à l’IFI est de les détenir via un PER en phase de capitalisation (pendant la vie active). Comme le PER est non rachetable et bloqué jusqu’à la retraite, il n’est pas pris en compte dans l’IFI pendant cette période.
Conseil de Matthieu :
Le cas d’un entrepreneur
Pour un entrepreneur, le sujet est souvent encore plus sensible, car le travail est très taxé en France et les indépendants paient beaucoup de charges. La logique d’optimisation consiste donc à bien structurer la rémunération tout en préparant votre retraite des indépendants.
Les arbitrages principaux portent sur la manière de se rémunérer : salaire, dividendes ou un mix des deux. Vous pouvez aussi décider de capitaliser en société (holding) plutôt que de tout sortir en revenu personnel.
Dans certains cas, il peut aussi être pertinent d’envisager l’investissement en SCPI en démembrement, avec la personne morale qui détient l’usufruit (afin de baisser l’IS) et la personne physique qui détient la nue-propriété (afin de se construire un patrimoine personnel, car à la fin du démembrement, la pleine propriété, nue-propriété + usufruit, revient à la personne physique).
Optimiser son patrimoine (stock) et ses revenus (flux) avec S’investir Conseil
La fiscalité française est complexe 🧠🤯 et la fiscalité « par défaut » est très élevée. Pourtant, il existe de nombreuses niches fiscales : l’État met en place des incitations pour orienter l’épargne vers l’investissement (PEA, assurance-vie, PER, etc.).
Il ne faut pas culpabiliser d’utiliser ces niches fiscales totalement légales. Il est normal de chercher à optimiser sa situation, surtout dans un pays où la pression fiscale est déjà très élevée. Il faut aussi prendre en main sa propre retraite par capitalisation (retraite par répartition française à bout de souffle 📉).
L’idée n’est pas de courir uniquement après la « carotte fiscale », mais de mettre en place des solutions avantageuses selon vos objectifs de vie (préparer votre retraite, voyager, etc.) et votre situation personnelle (profil de risque, horizon d’investissement).
⚠️ Toute décision d’investissement doit être prise après une analyse personnelle de votre situation financière, de vos objectifs patrimoniaux et de votre profil de risque.
👉 Chez S’investir Conseil, l’approche consiste à bâtir une stratégie cohérente avec vos objectifs de vie 🎯, en optimisant à la fois le stock (patrimoine) et le flux (revenus), pour les particuliers comme pour les entrepreneurs (personnes morales).
Cette stratégie s’appuie sur une allocation personnalisée et diversifiée sur 4 classes d’actifs :
- A % d’immobilier (SCPI, immobilier en direct LMNP, etc.) ;
- B % d’actions (ETF World, etc.) ;
- C % de produits de taux (livret A, fonds euros, etc.) ;
- D % d’actifs alternatifs (or, bitcoin, etc.).
- Exploitez le plein potentiel de votre capital
- Protégez votre patrimoine et votre avenir
- Préparez et optimisez votre succession
- Bourse, SCPI, Private Equity, dette privée...
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