Fonctionnement assurance-vie | Guide complet

Découvrez le guide complet du fonctionnement assurance-vie : frais, performance, fiscalité, avantages, inconvénients, quel contrat choisir, etc.
Matthieu Louvet
Matthieu Louvet
guide fonctionnement Assurance-Vie
Table des matières
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Quel est le fonctionnement d’une assurance-vie ? Que faut-il placer dedans ? Comment choisir un bon contrat ?

Saviez-vous que plus de 1 900 milliards d’euros sont investis dans ce type de produit financier ? C’est le placement préféré des Français !

Pourtant, l’assurance vie reste malheureusement très méconnue, avec de nombreuses idées fausses qui persistent. Elle comporte également des pièges, et on entend parfois tout et son contraire sur cet instrument financier à la fiscalité avantageuse.

Dans ce guide, je vais vous expliquer pourquoi il est important d’ouvrir ce genre de contrat. Je vous parlerai de ses avantages, des principes fondamentaux, et je vais dissiper les idées reçues qui circulent à son sujet. Nous aborderons les choix de placements possibles, les performances à attendre, ce qu’il convient de mettre dedans et ce qu’il vaut mieux éviter.

J’évoquerai aussi les pièges à esquiver lors de la souscription d’un contrat d’assurance vie. La fiscalité sera également au cœur de ce guide, avec des explications détaillées et des exemples concrets pour vous aider à comprendre ce sujet complexe.

Enfin, je vous partagerai mes contrats personnels préférés.

Retrouvez cet article au format vidéo : 

Quel fonctionnement assurance-vie globalement ?

Le fonctionnement de l’assurance vie repose sur un contrat entre un assureur et un assuré. Celui-ci prévoit le versement d’une rente ou d’un capital aux bénéficiaires, en échange d’un paiement de primes en faveur de l’assureur.

Sachez qu’il est possible d’avoir un nombre illimité d’assurances vie par personne contrairement au PEA, par exemple.

Quel est le principe de l’assurance vie ?

À la question qu’est-ce qu’une assurance vie, je réponds simplement qu’il s’agit d’un contrat utilisée comme un produit d’épargne et d’investissement sur un horizon moyen ou long terme.

Un contrat d’assurance-vie a des avantages pour l’épargnant.

Vous pouvez :

  • transmettre un capital à vos héritiers sans payer de droits de succession ;
  • préparer votre retraite sous forme de rente viagère ou de rachat partiel programmé ;
  • investir dans les marchés financiers au travers d’unités de compte ;
  • investir dans des SCPI ;
  • placer une partie (ou la totalité) de votre épargne en fonds euros, qui sont des fonds garantis.

Qui peut ouvrir un contrat d’assurance vie ?

Pour souscrire à une assurance vie, vous devez respecter les conditions suivantes :

  • être résident fiscal français (vous ne pouvez pas souscrire à une assurance vie depuis l’étranger, mais si vous en avez déjà ouvert une, alors vous pouvez la garder) ;
  • être majeur capable (vous pouvez aussi souscrire à un contrat pour vos enfants. Dans ce cas, ce seront eux les titulaires du contrat 👨‍👩‍👧‍👦).

Quelles sont les idées reçues autour de l’assurance vie ?

Pas de plafond de versement exigé

Avec une assurance vie, aucun plafond de versement n’est exigé. Vous pouvez mettre autant d’argent que vous souhaitez sur ce type de contrat. Il est donc tout à fait envisageable de placer plusieurs milliers d’euros, voire plusieurs millions d’euros si vous le désirez. Dans ce dernier cas, le contrat luxembourgeois serait plus avantageux. Je  vous en parle à la fin de ce guide.

Une durée de vie illimitée

Ensuite, vous jouissez d’une durée de vie illimitée du contrat qui sera simplement dénoué au moment du décès.

L’assurance vie n’est pas une assurance décès

Attention à une méprise récurrente : l’assurance vie n’est pas une assurance décès. C’est vraiment un vecteur d’investissement et d’épargne. C’est réellement à dissocier, à ne pas confondre.

L’argent n’est pas bloqué

Une autre idée reçue assez fréquente concerne le blocage de l’argent pendant 8 ans.

Cela est totalement faux ! Vous pouvez effectuer un rachat, c’est-à-dire un retrait à n’importe quel moment. Dans ce cas, il existe un délai de rachat qui varie en fonction de l’assureur.

Quoi qu’il en soit, vous avez un délai de rachat légal qui est de 2 mois maximum.

Sachez que les rachats prennent 72 heures pour les meilleurs contrats en ligne. Donc, en 3 jours, vous percevez votre argent sur votre compte bancaire.

Personnellement, je détiens plusieurs contrats en ligne. J’ai déjà fait des rachats et je peux vous assurer que cela met effectivement moins de 3 jours pour les meilleurs contrats.

L’argent est toujours liquide dans l’assurance vie. Donc, de ce côté-là, il n’y a pas de souci. Cela s’applique même aux placements qui, a priori, sont illiquides. Je pense notamment au SCPI ou au Private Equity, qui sont des placements sur lesquels il ne faut pas retirer son argent ou en tout cas, si on le fait, c’est très compliqué, ça prend du temps, etc.

Les versements programmés

L’assurance vie permet de réaliser des versements programmés. On peut planifier ses investissements, dire par exemple « je vais investir 150 € tous les mois sur ça ou ça. » Et ensuite, vous n’avez plus rien à penser. Tout est réalisé de manière automatique. Je trouve ça quand même très intéressant.

Il est possible d’investir sur des fractions d’actions

Et puis vous pouvez avoir des fractions d’actions, d’ETF, de SCPI. Si vous souhaitez investir, par exemple, en Bourse sur une action LVMH qui coûte peut-être plusieurs centaines d’euros, vous avez la possibilité d’investir que sur une demie action, sur un dixième d’action et ça vous permet d’investir 10 € ou 50 €. Vous avez la même chose avec des ETF, les SCPI, etc.

L’assurance vie n’est pas réservée aux riches

Enfin, je tiens à mettre un terme à une autre idée reçue : les contrats d’assurance vie ne sont pas réservés qu’aux riches. Vous pouvez parfaitement investir dans une assurance vie à partir de 100 €. En général, les contrats demandent 100 € à l’ouverture, puis, libre à vous d’investir plus d’argent ou pas. Cela reste vraiment accessible à la très grande majorité d’entre nous.

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Dans quoi investir avec une assurance vie ?

Tout d’abord, vous devez savoir qu’il existe 2 types de contrat en assurance-vie : 

  1. Le contrat monosupport qui investi uniquement en fonds euros (capital garanti, mais à faible rendement) ;
  2. Le contrat multisupports qui permet d’investir dans plusieurs supports (fonds euros, unités de compte, fonds Euro-croissance, etc.).

🔎 Regardons les différents supports d’investissement disponibles en assurance vie. Ils varient sur la durée de placement recommandée, le risque et donc le rendement espéré.

Fonds euros
Unités de compte
Avantage n° 1
Capital garanti ✅
Performance potentielle importante 🚀
Avantage n° 2
Liquidité
Liquidité
Avantage n° 3
/
De nombreuses unités de compte disponibles
(bourse, immobilier, etc.) 👌
Inconvénient n° 1
Rendement plus faible que les unités de compte
Risque de perte en capital ⚠️
Inconvénient n° 2
Rendement en baisse
depuis plus de 20 ans
(excepté en 2022) ↘️
/

Quels sont les différents types de fonds euros en assurance-vie ?

Que valent les fonds en euros classiques ?

Ce support est garanti en capital. En effet, les fonds euros sont majoritairement investis en obligations d’États (plus de 80 %). Le reste du fonds est constitué d’actions et d’immobilier. 

Les intérêts générés sont acquis définitivement par l’assuré, quel que soit l’évolution des marchés. C’est l’effet cliquet que j’évoquais précédemment. Néanmoins, cette sécurité a un coût, puisque le rendement moyen des fonds euros en 2022 n’était que de 2 %.

Voici quelques exemples fonds en euros :

  1. le fonds euro Suravenir Rendement 2, accessible sur l’assurance-vie Linxea Avenir 2 ;
  2. Le fonds euro Spirica, disponible sur le contrat Linxea Spirit 2 ;
  3. Le fonds euro Eurossima sur BoursoVie de BoursoBank (ex Boursorama Banque).

Que valent les fonds en euros immobiliers ?

Les fonds en euros immobiliers proposent les mêmes garanties que les fonds en euros classiques, sauf qu’ils sont principalement investis en immobilier (plus de 55 % en moyenne). Au sein de ces fonds, le pourcentage d’obligations n’est plus que de 35 %. 

Cependant, l’allocation en immobilier est parfois encore plus élevée. Par exemple, l’un des fonds de référence du marché, le fonds Sécurité Pierre Euro (Suravenir), était investi à 79,2 % dans l’immobilier fin 2018. 

Ainsi, les fonds des épargnants sont gérés par :

  • des SCPI (Sociétés Civiles de Placement Immobilier) ;
  • des SCI (Sociétés Civiles Immobilières) ;
  • des OPCI (Organismes de Placement Collectif Immobilier). 

Ces sociétés, en collectant l’épargne des investisseurs, peuvent investir dans de nombreux secteurs différents : bureaux, commerces, résidentiel ou encore dans le domaine de la santé. De plus, ces sociétés veillent à diversifier leurs actifs à travers plusieurs pays européens.

Comme ces fonds sont davantage investis en immobilier, leur performance est supérieure de 0,6 % à 1,2 % par an, par rapport aux fonds euros classiques.

Voici 2 exemples de fonds en euros immobiliers : 

  1. Le fonds euro Netissima, disponible sur l’assurance-vie Bourse Direct Horizon.
  2. Le fonds euro Euro Exclusif, disponible sur l’assurance-vie BoursoVie.

Fonctionnement assurance-vie et fonds euros ?

Ces fonds euros ont un fonctionnement similaire aux fonds en euros immobiliers, sauf qu’ils sont davantage diversifiés. 

La composition de ces fonds est en moyenne de : 

  • 62 % d’obligations ;
  • 18 % d’immobilier ;
  • 18 % d’actions ;
  • 2 % en investissements divers.

Voici 2 exemples de fonds en euros dynamiques : 

  1. le fonds euro Suravenir Opportunités 2, disponible sur le contrat Linxea Avenir 2 ;
  2. le fonds Euro Euroflex, disponible sur le contrat Linxea Zen.

Quelle est la composition des fonds Eurocroissance ?

Ces fonds euro ont été créés en 2014 et permettent de bénéficier d’un rendement supérieur aux fonds euros classiques. Cependant, en contrepartie, le capital n’est garanti qu’après 8 ans de détention minimale. Cette échéance peut même être plus lointaine : 10, 20, 30, voire 40 ans.

De ce fait, si vous souhaitez retirer votre capital avant l’échéance, le montant dépendra de la valorisation du fonds eurocroissance à la date de retrait. Selon la date où vous retirez l’argent, vous pouvez réaliser une plus-value comme une moins-value.

Dans d’autres cas, le capital n’est garanti que partiellement (à hauteur de 80, 85 ou 90 %). Au vu de la complexité de ces fonds euros, ce type de fonds a rencontré peu de succès aux yeux des investisseurs.

Et les fonds euros bonifiés ?

Certains assureurs offrent un bonus lié à la quantité d’unités de compte que vous détenez dans votre contrat d’assurance vie. On les appelle des fonds euros bonifiés. 

Ainsi, plus vous avez d’unités de compte dans votre assurance vie, plus votre rendement sera élevé. Certains contrats proposent un ou plusieurs paliers d’unités de compte, comme 25 ou 50 %. On peut citer le contrat Placement Direct Vie.

Fonds en euros classique
Fonds en euros immobiliers 
Fonds en euros diversifiés
Obligations d'États
+ de 80 %
35 % environ
62 %
Immobilier
20 % maximum
+ de 55 %
18 %
Actions
10 % maximum
10 % maximum
18 %
Exemples
✅ Suravenir Rendement 2

✅ Spirica

✅ Eurossima
✅ Netissima

✅ Euro Exclusif
✅ Suravenir Opportunités 2

✅Euro Euroflex

Qu’est-ce qu’une assurance vie et les unités de compte ?

Les unités de compte (ou UC) sont des supports d’investissements financiers qui ne sont pas garantis en capital. Mais ils permettent de dynamiser votre assurance-vie. Il existe 3 types d’unités de compte : mobilières, monétaires et immobilières).

↪️ Pour information, les unités de compte, le capital n’est pas exprimé en euros, mais en nombre de parts. 

Quelles sont les unités de compte en valeurs mobilières en assurance-vie ?

Les unités de compte en valeurs mobilières permettent d’investir sur des marchés financiers, en particulier dans : 

  1. des ETF actions ;
  2. des ETF obligataires souverains (ou d’État) ;
  3. des ETF obligataires corporate (ou d’entreprises) ;
  4. des OPCVM (Organismes de Placement Collectif en Valeurs Mobilières).

Quelles sont les valeurs immobilières en assurance-vie ?

Vous pouvez investir sur le marché immobilier en assurance-vie grâce à 3 types d’unités de compte :

  1. les SCPI (Sociétés Civiles de Placement Immobilier) ;
  2. les OPCI (Organismes de Placement Collectif en Immobilier) ;
  3. les SCI (Sociétés Civiles Immobilières).

↪️ Personnellement, je prête attention surtout aux SCPI lorsque je sélectionne un contrat d’assurance-vie. Tout simplement, car les OPCI et les SCI présentent moins d’avantages.

Peut-on investir en valeurs monétaires sur une assurance-vie ?

Sur une assurance-vie, vous pouvez détenir 3 types de valeurs monétaires :

  • les bons du Trésor (titres de créance) ;
  • des certificats de dépôt ;
  • des billets de trésorerie.

Ces actifs sont adossés à des emprunts court terme. Néanmoins, la performance de ces unités de compte peut être médiocre et inférieure aux fonds euros classiques. 📉

Quelle est la fiscalité de l’assurance-vie en 2024 ?

La fiscalité de l’assurance vie peut sembler complexe, mais je vais vous expliquer les points clés de manière simple.

L’assurance vie est une enveloppe capitalisante

Tout d’abord, l’assurance vie est une enveloppe capitalisante, ce qui signifie que tant que vous ne réalisez pas de retrait, il n’y a pas d’impôt à payer. Cela permet de bénéficier des intérêts composés sans fiscalité.

Après 8 ans, vous pouvez exécuter des retraits sans être soumis à une imposition automatique. Vous êtes imposé uniquement sur les gains lorsque vous effectuez un retrait. Les versements que vous faites ne sont pas imposables.

La fiscalité des retraits dépend de la durée de détention. En général, vous êtes soumis à la « flat tax » de 30 %, composée de 17,2 % de prélèvements sociaux et 12,8 % d’impôt sur le revenu.

Cependant, il existe un abattement annuel de 4 600 € pour une personne seule (9 200 € pour un couple) pour l’impôt sur le revenu. Cela signifie que vous n’êtes imposé que sur les gains au-delà de cet abattement.

De plus, l’assurance vie offre un taux réduit de 7,5 % pour la fraction des intérêts générés par les versements amenant l’encours du contrat à moins de 150 000 €. Au-delà de 150 000 €, le taux normal de 12,8 % s’applique.

L’assurance-vie simplifie la déclaration fiscale, car les assureurs fournissent généralement des déclarations préremplies : l’IFU. Cela facilite la gestion de vos impôts.

Les avantages successoraux de l’assurance vie

Enfin, l’assurance vie offre des avantages successoraux exceptionnels. Vous avez la liberté de choisir vos bénéficiaires, même des personnes qui auraient été soumises à des taxes élevées sur l’héritage.

Les versements effectués avant 70 ans permettent de transmettre jusqu’à 152 500 euros par bénéficiaire sans droits de succession.

Après 70 ans, c’est 30 500 euros pour tous les bénéficiaires, mais les gains sont totalement exonérés de droits de succession.

L’assurance vie est un outil polyvalent pour épargner et transmettre du patrimoine. Il est essentiel de choisir le bon contrat et de bien comprendre sa fiscalité pour en tirer le meilleur parti.

Fiscalité-gains-assurance-vie-guide
Fonctionnement assurance-vie : tableau récapitulatif de la fiscalité des gains

Les moins-values en assurance vie 

L’assurance vie, a contrario du PEA, ne permet pas de reporter vos moins-values sur une période de 10 ans. 

À la place, voici ce que vous pouvez faire pour optimiser vos moins-values : 

  • ne rien faire et attendre que vos unités de compte remontent pour effacer vos moins-values ;
  • arbitrer certaines unités de compte pour effacer plus rapidement ces moins-values ;
  • effectuer un rachat partiel sur une partie de ces unités de compte.

Dans le cas où vous souhaiteriez effectuer un rachat partiel, vous pouvez vendre les unités de compte qui ont enregistré la baisse la plus faible. Vous pouvez même liquider des supports en plus-value.

Les exceptions sur la fiscalité de l’assurance vie 

Quelles sont les exceptions pour les contrats ouverts avant 1997 ?

Concernant la fiscalité de l’assurance-vie, il existe 2 exceptions : 

  • Les contrats mis en place avant le 1ᵉʳ janvier 1983 sont exonérés d’impôts sur le revenu. Toutefois, vous devrez quand même payer les prélèvements sociaux.
  • Les assurances-vie ouvertes avant le 26 septembre 1997 sont exonérées d’impôts pour les versements antérieurs à cette date.

Enfin, pour les versements qui ont eu lieu à partir du 1ᵉʳ janvier 1998, vous pouvez opter pour le PFL (Prélèvement Forfaitaire Libératoire) de 7,5 % ou pour le barème progressif de l’impôt sur le revenu.

Quels sont les cas particuliers où les gains sont exonérés d’impôts ?

Il existe 4 exceptions où vous pouvez bénéficier d’une exonération d’impôts (mais pas de prélèvements sociaux). Les voici : 

  1. licenciement de l’assuré ou de son conjoint ;
  2. mise en retraite anticipée de l’assuré ou de son conjoint ;
  3. cessation d’activité non salariée de l’assuré ou de son conjoint ;
  4. l’invalidité du souscripteur ou de son conjoint.

Dans le dernier cas, les prélèvements sociaux sont exonérés. Pour que ces exonérations soient effectives, vous devrez effectuer vos rachats avant le 31 décembre de l’année en cours. 📆

Comment choisir son  assurance vie ? 

Pour choisir votre assurance-vie, voici 4 critères essentiels à prendre en compte.

1. La solidité de l’assureur

En plus de regarder l’ancienneté et la solidité du courtier, vous devez aussi regarder la solidité de l’assureur. Puisque c’est lui qui stockera votre capital investi.

De ce fait, si le courtier en ligne fait faillite, la communication sera un peu plus difficile, mais vous ne perdrez pas votre argent ! 

2. La qualité du fonds en euros 

Le fonds euros est un autre critère important à étudier. Vous devez regarder les performances du fonds euro sur la dernière année, voire sur 5 ans. La différence de rendement entre 2 fonds euros peut varier du simple au double. 

Certains contrats, comme Linxea Avenir 2, Yomoni Vie et Fortuneo Vie proposent un accès à 2 fonds euros. Un qui est plus sécurisé et moins performant, l’autre qui est légèrement plus risqué, mais plus rémunérateur.

3. Des frais compétitifs 

Sur les meilleurs contrats d’assurance-vie, vous n’aurez pas de :

  • frais de versements ; 
  • frais d’arbitrage ;
  • frais de sortie.

Concernant les frais de gestion en unités de compte, s’ils sont de 0,60 % maximum, c’est excellent ! Il en va de même pour les frais de gestion sur le fonds en euros.

Pour ce qui est de la gestion pilotée, les meilleurs acteurs (comme Yomoni), sont autour de 1,60 % de frais par an tout compris !

4. Un vaste choix d’unités de compte

L’offre des unités de compte peut être radicalement différente selon les contrats. Pour vous donner une idée, les plus mauvais en ont moins de 100. Et les meilleures assurances-vie en ont plus de 600.

Il faut également que vous regardiez si le courtier vous propose des ETF, des SCPI, voire d’autres supports comme du private equity. Certains acteurs donnent aussi accès à des titres vifs, c’est-à-dire des actions en direct (Apple, LVMH, Google, etc.).

Assurance-vie compétitive
Assurance-vie peu compétitive 
Contrat
Linxea Spirit 2
Floriane 2
(Crédit Agricole)
L'assureur
Spirica
(Crédit Agricole)
Prédica
Fonds euros
Nouvelle Génération
Fonds Euros CA
Performance nette de frais du fonds euros en 2022
🟢 2,30 %
🟢 2,30 à 3,10 %
Frais de versements
🟢 0 %
🔴 2,50 %
Frais d'arbitrage
🟢 0 %
🟠 0,50 %
Unités de compte
🟢 +700
🟠 30
ETF
🟢 38
/
SCPI
🟢 31
🟠 1
Titres vifs
🟢 111
/
Note des clients
4,4/5
(sur 3 734 avis)
1,8/5
(sur 2 024 avis)

Quels sont les modes de gestion d’une assurance vie ?

Selon votre profil, vos connaissances et le temps que vous voulez y passer, vous avez le choix entre 6 modes de gestion. Les voici :

  1. La gestion libre où vous êtes 100 % indépendant et responsable de la sélection de vos supports d’investissement. L’avantage de cette option est qu’elle n’entraîne aucuns frais supplémentaires.
  2. La gestion pilotée où une société de gestion prend en charge la gestion de votre épargne et de vos investissements. Ils sélectionnent les placements pour vous, mais cela peut parfois engendrer des frais plus élevés, ce qui peut affecter vos performances. Il est important de bien étudier cette option avant de choisir.
  3. La gestion conseillée qui s’adapte à votre profil d’investisseur en fonction de votre tolérance au risque et de votre horizon de placement. Ils vous allouent une allocation prédéfinie en fonction de votre profil.
  4. La gestion à horizon où vous établissez une stratégie à long terme et une autre à plus court terme pour sécuriser votre capital.
  5. La gestion conseillée où un conseiller financier ou un CGP vous accompagne. Attention, cette prestation est bien entendu facturée.
  6. La gestion privée où une banque privée s’occupe de gérer votre argent. Cela concerne davantage les grandes fortunes.

↪️ Personnellement, je vous conseillerai d’opter pour la gestion libre. Puisque même s’il faut se former pour acquérir les bases, cela n’est pas si compliqué. En plus, vous économiserez des frais supplémentaires, donc votre performance en sera améliorée. 

Comment verser et retirer de l’argent en assurance vie ?

Voyons comment faire pour verser et retirer de l’argent de votre contrat.

Les versements en assurance vie

Lorsque vous versez de l’argent, vous avez le choix entre : 

  • les versements libres ; 
  • les versements programmés.

Pour effectuer un versement libre, il suffit de vous connecter sur votre espace personnel et d’initier une opération. La somme sera ensuite prélevée de votre compte bancaire. 

Tandis que pour les versements programmés, il s’agit de versements réalisés à date fixe et à montant fixe. Par exemple, vous mettez 100 € tous les mois sur votre contrat. On peut la comparer à la technique d’investissement DCA (Dollar Cost Averaging) en bourse.

Si vous investissez sur des unités de compte, cela est une très bonne pratique. Puisque les versements réguliers vous permettent de lisser votre risque et vos points d’entrée. En plus, ce type de versement vous permet d’épargner et d’investir sans avoir à y penser !

Les retraits en assurance vie

Pour retirer de l’argent de votre contrat, il existe 3 méthodes : 

  • le rachat ; 
  • l’avance ; 
  • la rente.

Le rachat de vos supports financiers

La façon la plus connue de récupérer votre argent en assurance-vie est d’effectuer un rachat partiel. Vous allez tout simplement vendre des supports financiers (fonds euros ou unités de compte). Suite à cette revente, vous encaisserez vos gains sur votre compte personnel. 

Les rachats partiels sont libres, donc ils peuvent être effectués à tout moment. D’ailleurs, le contrat reste ouvert et il est possible d’effectuer de nouveaux versements et/ou retraits. 

Toutefois, si vous souhaitez retirer la totalité de votre épargne, il s’agit d’un rachat total. Si vous réalisez un rachat de ce type, cela entraînera la clôture de votre contrat d’assurance vie. 🔓

La demande d’avance à l’assureur 

Vous avez également la possibilité de demander une avance à l’assureur. Il s’agit d’un prêt temporaire. Comme tout prêt, vous devrez payer des taux d’intérêt. En revanche, les avances sont très pratiques, car elles permettent de faire fructifier votre épargne restée sur le contrat. Et en plus, vous n’aurez pas d’impôts ni de prélèvements sociaux à payer, à l’inverse d’un rachat. 

Le retrait d’argent sous forme de rente

Enfin, vous pouvez retirer l’épargne de votre contrat sous forme de rente. Dans ce cas, vous transférez définitivement votre capital du contrat à votre compte bancaire. 

Toutefois, la rente est versée à vie et il s’agit d’un choix irréversible. Elle est donc principalement utilisée lorsque vous êtes à la retraite et que vous souhaitez toucher des revenus complémentaires. 

Quels sont les pièges de l’assurance vie à éviter ?

Quand vous vous lancez dans l’assurance vie, il est important de rester vigilant face à certains pièges potentiels.

1.   Le piège des frais sur une assurance vie

Comme je l’évoquais précédemment, les frais peuvent considérablement dégrader votre performance. Vous devez donc signer un contrat présentant de faibles frais. 

2.   Le piège du conseiller en gestion de patrimoine ou de la banque traditionnelle

Le 2e piège à éviter concerne les conseillers en gestion de patrimoine. Je tiens à préciser que je ne critique pas ma propre profession, mais il est important de noter qu’en France, 77 % des CGP se rémunèrent principalement grâce aux frais qu’ils facturent à leurs clients. Ils peuvent vous donner l’impression de fournir une prestation gratuite, mais en réalité, ils se paient chaque année en prélevant des frais de gestion sur votre contrat d’assurance-vie. Cette pratique est très courante chez les CGP, et il est essentiel de faire attention.

Même si votre CGP semble gratuit et sympathique, il peut dans les faits vous coûter très cher si vous souscrivez à un contrat d’assurance-vie avec des frais élevés. Ils se rémunèrent en touchant des rétrocommissions. Je pense que cela peut être acceptable s’il y a une totale transparence et que le client est bien informé. Cependant, dans d’autres cas, cela peut être pernicieux.

De la même manière, les banques traditionnelles peuvent vous vendre leurs propres contrats d’assurance-vie avec des frais plus élevés que la moyenne, ainsi que des fonds maison, dans le but de réduire vos performances à long terme et de se rémunérer à vos dépens tout au long de votre parcours d’épargne.

Soyez donc vigilant face à ces pièges, qu’il s’agisse de CGP non indépendants vous vendant des contrats de leur maison mère, ou de conseillers qui génèrent des frais en effectuant des arbitrages fréquents dans le contrat. Soyez attentif à ces pratiques.

3.   Le piège des discours alarmistes sur l’assurance vie

Enfin, évitez de vous laisser influencer par des discours alarmistes. En effet, il existe des gens qui prédisent la fin du monde depuis plus de 20 ans, et la fin de l’assurance-vie est fréquemment évoquée.

Néanmoins, il est important de prendre ces prédictions avec du recul. Souvent, ces pronostics font un amalgame entre les économies des particuliers et l’assurance-vie. On entend régulièrement dire que l’assurance-vie est en danger parce qu’elle repose sur des obligations d’État, et que l’État pourrait ne pas rembourser ses dettes. Cependant, il s’agit la plupart du temps de spéculations.

Il est essentiel de comprendre que l’assurance-vie ne se limite pas aux fonds euros, qui sont effectivement liés à des obligations. Il existe des assurances-vie qui n’en incluent pas. Si vous n’êtes pas intéressé par les fonds euros, vous pouvez choisir une assurance-vie qui n’en propose pas. Il ne faut donc pas confondre l’ensemble de l’assurance-vie avec les seuls fonds euros.

Il est également important de ne pas céder à la panique et à l’alarmisme. Les prédictions de crise financière sont fréquentes, mais il est difficile de prévoir avec conviction quand elles surviendront. Il est judicieux de rester informé et de gérer ses finances de manière prudente, mais il ne faut pas nécessairement prendre ces prédictions comme des certitudes.

4.   Le piège lié au choix du contrat en assurance-vie

Le 4e piège réside dans le choix d’une assurance-vie parmi les 250 contrats disponibles en France aujourd’hui. J’ai déjà réalisé un article dans lequel j’établis un comparatif entre les assurances-vie pour vous aider à dénicher la meilleure offre.

Quels sont les contrats d’assurance vie sur lesquels j’investis ?

Personnellement, j’ai souscrit à plusieurs contrats d’assurance-vie auprès de différentes compagnies. J’ai un contrat avec :

  • LINXEA ;
  • Corum Life que j’apprécie particulièrement ;
  • Afer qui me sert exclusivement en raison de son fonds en euros ;
  • Placement Direct Vie, anciennement connu sous le nom de Darjeeling que j’utilise pour une stratégie un peu plus dynamique.

J’ai d’autres contrats également, mais ceux-ci sont davantage destinés à des fins professionnelles qu’à mes investissements personnels.

En ce qui concerne une astuce bonus pour aller plus loin, sachez qu’il est possible d’ouvrir plusieurs contrats d’assurance-vie. Cela présente de multiples avantages, notamment celui de profiter de la garantie de dépôt de 70 000 € par assureur. En diversifiant vos contrats auprès de différentes compagnies, vous bénéficiez de cette garantie à plusieurs reprises, ce qui renforce la sécurité de vos investissements.

Qu’est-ce que l’assurance vie luxembourgeoise ?

Lorsqu’il s’agit d’assurance-vie luxembourgeoise, nous parlons de contrats qui sont assurés par l’État du Luxembourg. Ceux-ci possèdent généralement des exigences d’investissement minimales assez élevées, souvent autour de 250 000 €. Autant dire que ce type de solution n’est pas à la portée de tout le monde en termes d’investissement. Cependant, si vous disposez d’un montant substantiel à placer, les assurances-vie luxembourgeoises peuvent s’avérer plus adaptées à votre profil.

Par ailleurs, sachez que dans notre cabinet de conseil en investissement, nous avons la possibilité de négocier des contrats pour vous. Ces derniers peuvent offrir des avantages supplémentaires par rapport à ceux que vous pourriez souscrire directement en ligne.

En bref, l’assurance vie est un produit à la fois d’épargne et d’investissement qui offre de multiples possibilités. Pour optimiser au mieux sa performance, il reste essentiel de bien choisir son contrat et de rester très vigilant quant aux frais pratiqués. C’est dans cette optique que j’ai sélectionné les courtiers Linxea et Corum, par exemple.

Le meilleur courtier assurance-vie et PER selon S’investir.

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