Comment vivre de la Bourse ? (mieux que les dividendes)

Se verser des rentes grâce aux dividendes est fortement sous-optimisé. Il existe une méthode bien plus performante pour vivre de la Bourse et c'est la méthode utilisée par Warren Buffett.
Matthieu Louvet
Matthieu Louvet
Vivre de la Bourse mieux que les dividendes
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Dans la tête de la plupart des investisseurs, pour pouvoir vivre de la Bourse, pouvoir être rentier et récupérer de l’argent des marchés financiers, il faut percevoir des dividendes, car c’est la manière la plus optimisée de le faire. Sinon, il faudrait vendre une partie de ses positions et ça voudrait dire perdre de son patrimoine.

Dans cet article je vous démontre le contraire, et je pense que vous allez être très surpris par ce qui va suivre, par quelque chose qu’on ne vous a peut-être jamais dit… Je vais vous montrer pourquoi se verser des rentes grâce aux dividendes est fortement sous-optimisé et qu’il existe une méthode bien plus performante et bien plus efficiente pour toucher des revenus passifs.

Cette méthode, Warren Buffett l’utilise lui-même. On analysera ce qu’il fait, lui qui n’aime pas recevoir à titre perso des dividendes et qui préfère bien plus la stratégie bien plus optimisée que nous allons détailler aujourd’hui.

Vous trouverez la version vidéo de cet article juste ici : 

L’investisseur à dividendes et l’investisseur capitalisant pour vivre de la Bourse

Avant d’espérer vivre de la Bourse, vous devez bien comprendre certains éléments. C’est pourquoi je vous invite à imaginer 2 investisseurs :

  • l’investisseur à dividendes nommé l’investisseur D ;
  • l’investisseur capitalisant, appelé l’investisseur C.

Vivre de ses dividendes : l'investisseur à dividendes

Pour arriver à vivre des dividendes et à vivre de la Bourse, l’investisseur D tente de se constituer un portefeuille d’actions ou d’ETF lui versant des dividendes, dont on voit la courbe ici. On sait bien que lorsque le dividende est versé, il est détaché de l’action, et donc le cours de l’action baisse. Le cours de l’action peut ensuite continuer à monter et rattraper cette chute. Puis arrive le 2e dividende, puis le 3e, etc. Dans cet exemple, l’investisseur D qui avait 100 € d’actions initialement finit avec un portefeuille d’actions de 160 € et 240 € en cash grâce à ses dividendes, soit 400 € en tout.

Investisseur D dividendes
Vivre de ses dividendes : Investisseur D (dividendes)

Vivre de la Bourse : l’investisseur capitalisant

L’investisseur C, qui cherche à vivre de la Bourse, a lui un portefeuille d’actions ou d’ETF qui ne versent pas de dividendes, qui capitalisent, soit via des ETF capitalisant réinvestissant les dividendes, soit par les mêmes actions que l’investisseur D, mais cette fois-ci en procédant à des rachats d’actions ou des réinvestissements dans l’activité de l’entreprise bien opérés plutôt qu’à des versements de dividendes. Par conséquent, le cours de son portefeuille croît plus vite que celui de l’investisseur D. Il finit avec 400 € lui aussi, mais provenant uniquement de son portefeuille investi.

Investisseur C capitalisant
Vivre de la Bourse : investisseur C (capitalisant)

Quelle situation préférez-vous ? Préférez-vous être l’investisseur D ou l’investisseur C ? Attention, avant de répondre, on a oublié quelques paramètres importants.

La rente par vente de son portefeuille en Bourse

Avant ça, ajoutons un dernier investisseur, l’investisseur V, V pour vente. Pour essayer de vivre de la Bourse, l’investisseur V va lui avoir un portefeuille capitalisant comme l’investisseur C, mais va régulièrement vendre une partie de son portefeuille. Il procède un peu comme s’il se retrouvait dans la même situation que l’investisseur D, mais au lieu de faire un transfert de son compte d’investissement en cash via les dividendes, il le fait en vendant une partie de son portefeuille. Il se retrouve comme l’investisseur D avec un portefeuille de 160 €, 240 € de cash, et donc 400 € en tout.

Investisseur V vente en Bourse au lieu des dividendes
Vivre de la Bourse : investisseur V (ventes)

Les dividendes sont simplement un transfert d’argent de votre compte d’investissement à votre compte espèce, les investisseurs devraient être indifférents entre percevoir 1 € sous forme de dividende, faisant chuter le cours de l’action de 1 €, et percevoir 1 € reçu en vendant des actions ou des ETF. Ceci doit être vrai, à moins que vous ne considériez que 1 € ne vaut pas 1 €. 1 € provenant d’une vente ou 1 € provenant d’un dividende est 1 € et a le même impact sur vos gains et performances en Bourse.

Par conséquent, si vous pensiez qu’un dividende vous sécurisait, car il figeait une partie de votre investissement en cash, en espèces sonnantes et trébuchantes, alors vous devez exactement penser la même chose avec une vente partielle de votre investissement. Si vous pensez que ce n’est pas pareil, car votre nombre d’actions et d’ETF va finir par atteindre 0, on en reparle en détail ensuite.

Je vous disais qu’il manquait des paramètres dans ces exemples. Il en manque 2 :

  • les frais de transactions qu’on va payer pour chaque vente ou réinvestissement, on prendra 0,5 % de frais pour les calculs ;
  • les impôts, qui ne sont vraiment pas négligeables.

Et fiscalement, il y a une chose à bien comprendre qui va tout changer : la manière dont sont taxées les ventes n’est pas du tout la même que la manière dont sont taxés les dividendes.

La rente par vente et par dividende

Imaginez un portefeuille de 60 000 € investis, ayant généré 40 000 € de gains, soit un portefeuille total de 100 000 €. Ci-dessus, vous touchez 5 % de dividende, soit 5000 €, vous devrez payer 30 % d’impôts dessus, et donc payer 1 500 € d’impôts. Votre portefeuille sera alors évalué à 95 000 € puisque le dividende a été détaché et votre rente nette sera de 3500 €, les 1500 € d’impôts ayant été retranchés.

Rente par dividende
Vivre de la Bourse : rentes par dividende

Imaginez la même situation, mais cette fois-ci en faisant une rente par vente. Toujours 60 000 € investi, 40 000 € de gains générés, un portefeuille total de 100 000 €.

À présent, on vend 5 % de notre portefeuille, soit 5 000 € composés à 60 % de capital investi, soit 3000 €, et à 40 % de gains générés, soit 2000 €. Les impôts de 30 % ne s’appliqueront que sur les gains retirés et non sur l’ensemble du montant de la vente. Donc uniquement 30 % de 2000 €, ce qui fait 600 € d’impôts. On finit avec un portefeuille de 95 000 €, mais cette fois-ci une rente de 4 400 €.

Rente par vente
Rentes par vente

On voit bien l’avantage de toucher des rentes par des ventes plutôt que par dividendes : 900 € de plus ici dans cet exemple, et les gains sont énormes sur le long terme.

Et c’est une des choses les plus importantes à comprendre dans cet article : l’impôt sur des dividendes impacte l’ensemble des dividendes perçus, contrairement à l’impôt sur une vente qui se fait uniquement sur les gains, et non sur l’ensemble du retrait.

Les dividendes sont inefficients fiscalement

Chercher des actions à dividendes américaines sur compte-titres, maximiser votre rendement de dividendes pour vivre de la Bourse, c’est la case impôts assurée et l’addition peut être très salée. C’est ce qui ralentira vos intérêts composés si vous êtes en phase de capitalisation, ou réduira votre cash en phase de rente.

1,2% d'impots par an pour 20 000€ investis à 10% de rendement annuel
1,2% d'impots par an pour 20 000€ investis à 10% de rendement annuel

Au passage, sur PEA, seules les actions françaises à dividendes sont réellement optimisées fiscalement. Pour les actions européennes non françaises, aucun crédit d’impôt ne sera possible sur PEA et vous paierez l’impôt à la source plein fer.

Et si vous êtes résident fiscal dans un autre pays, vous aurez très généralement toujours l’impôt à la source sur les dividendes à payer.

C’est là qu’on se rend compte que choisir ses ETF en Bourse ou ses actions uniquement pour leur rendement en dividende est un non-sens financier.

Si nous reprenons nos exemples en prenant en compte impôts et frais de transaction :

  • l’investisseur C n’a rien vendu et n’a pas perçu de dividende, il a toujours 400 € ;
  • l’investisseur D a perçu 240 € de dividendes, si imposés à 30 %, il se retrouve à devoir payer 72 € d’impôts et il finit avec 328 € ;
  • l’investisseur V a payé 39,10 € d’impôts à 30 % sur ses ventes et 1,2 € de frais. Il finit avec 359,70 €.

Le plus optimisé en phase de capitalisation est l’investisseur C, et le plus optimisé en phase de rente est l’investisseur V qui a en fait des investissements capitalisant dont il vend une petite partie lorsqu’il a besoin de cash.

La stratégie de Warren Buffett pour vivre de la Bourse

Ce qu’on vient de voir est ce qu’explique Warren Buffett dans sa lettre aux actionnaires en 2012 dans laquelle il explique que pour vivre de la Bourse, il existe une approche qui rend les investisseurs bien plus contents que les dividendes : c’est la rente par ventes. C’est ce qu’il applique lui-même, pour optimiser ses rentes : il préfère vendre une partie de ses actions Berkshire Hathaway plutôt que de percevoir des dividendes et il expose trois arguments dans sa lettre.

Les arguments de Warren Buffet en faveur de la rente par vente

 

1. La flexibilité de la rente par vente

Le 1er argument est que se verser une rente par la vente et non par les dividendes est beaucoup plus flexible, car les dividendes imposent un certain montant de rente que vous ne pouvez pas décider. Par la vente, vous pouvez retirer exactement ce qu’il vous faut et quand il vous le faut. Le bon montant au bon moment.

Lettre de Warren Buffett sur les dividendes
Lettre Warren Buffett aux actionnaires

Vous n’êtes plus dicté par la politique de dividendes des actions que vous possédez. Vous pouvez créer votre propre système de rentes 100 % maitrisé et sur mesure, et c’est ce qu’explique Warren Buffett. D’ailleurs, en période de crise, une bonne pratique est d’être flexible et de ne pas retirer si les marchés baissent. Chose qu’on ne peut pas faire avec les dividendes qui nous imposent des sorties.

2. La fiscalité de la rente par vente

Le 2e argument de Warren Buffett est le côté fiscal. Il explique que les dividendes sont souvent très désavantageux comparé à la rente par vente, notamment puisque lors des dividendes, c’est la totalité des liquidités reçues par les actionnaires qui est imposée, alors que la rente par vente ne donne lieu à l’imposition que de la partie des liquidités correspondant aux gains.

Letter Warren Buffet 2
Lettre Warren Buffett aux actionnaires

Ainsi, Warren Buffett préfère largement la rente par vente plutôt que par dividendes et c’est exactement ce qu’il fait à titre personnel. Il explique qu’au cours des 7 dernières années, il a vendu chaque année environ 4,25 % de ses positions sur Berkshire Hathaway.

Letter Warren Buffet 3
Lettre Warren Buffett aux actionnaires

3. La prise compte du capital et non du nombre d’actions détenues

Certains auront alors la croyance que si un investisseur continue de vendre des actions pour retirer de l’argent de son portefeuille — à un moment donné, il n’aura plus rien puisqu’il aura vendu toutes ses actions. Dans le cas des retraits via les dividendes, en revanche, ce risque n’existerait pas, car aucune action ne serait vendue.

Cet argument est erroné, car il ne regarde pas au bon endroit. Ce qui compte est le capital détenu et non le nombre d’actions détenu. Détenir 2 actions L’Oréal à 300 € ne met pas un investisseur en meilleure posture qu’un autre détenant une seule action LVMH à 600 € simplement parce que le 1er détient 2 actions et le 2e une seule.

Le nombre de parts d’ETF ou de nombre d’actions importe peu. Posséder 10 000 actions à 10 € ou 100 actions à 1000 € ne rend pas plus riche. Sinon, on investirait tous sur des penny stocks. Non, ce qui est important, c’est bien le capital détenu.

Action l'Oreal
Action l'Oréal
Action LVMH
Action LVMH

L’exemple de Warren Buffett est très parlant puisqu’en effet, en vendant 4,25 % de ses actions par an, sa position initiale de 712 497 000 actions a été réduite à 528 525 623 actions. Son pourcentage de participation dans la société a considérablement diminué.

Letter Warren Buffet 3.2
Lettre Warren Buffett aux actionnaires

Pourtant, son investissement dans l’entreprise a en fait considérablement augmenté, passant de 28,2 milliards de dollars pour 2005 et de 40,2 milliards de dollars sur ces 7 années où il a vendu 4,25 % annuellement.

En d’autres termes, il possède maintenant beaucoup plus d’argent qui travaille pour lui chez Berkshire, et c’est ça qui compte : le montant investi et non le nombre d’actions ou d’ETF. Au fil du temps, il s’attend à ce que cette augmentation de valeur se poursuive même en vendant désormais chaque année plus de 4,25 % de ses positions.

Letter Warren Buffet 4
Lettre Warren Buffett aux actionnaires

Exemple de la stratégie de Warren Buffet pour vivre de la Bourse

Si vous retirez 4 % de votre portefeuille tous les ans et que votre portefeuille s’apprécie de 8 % par an, c’est mathématique : votre portefeuille ne s’épuisera jamais.

Imaginez un portefeuille d’ETF capitalisant qui s’apprécie de 8 % par an. Si vous débutez avec 25 000 €, au bout de 30 ans, vous aurez 251 000 euros investis. Si à partir de là, vous retirez 4 % par an, la première année, vous vous verserez 10 062 euros.

Et puis année après année, vous allez augmenter vos rentes. Au bout de 20 ans de rentes, vous serez à 20 730 euros par an versés et dans le même temps un portefeuille qui se sera apprécié à 518 000 euros. Comme Warren Buffett, votre portefeuille ne sera pas en train de s’épuiser, au contraire, vous toucherez des rentes tout en ayant un portefeuille qui s’apprécie.

Rentabilité sur 30 ans d'un investissement en Bourse avec la rente par vente
Rentes de 4% par an à partir de 30 ans

Moralité, puisqu’un dividende agit comme une vente d’une partie de votre portefeuille, cela revient exactement au même de vendre une partie plutôt que de toucher des dividendes. À une exception près : la méthode de rente par ventes est de loin plus avantageuse que la rente par dividendes.

Le problème de la rente par vente

Le seul problème qui peut exister pour la rente par vente serait le cas où il ne vous reste qu’une action ou qu’une part d’ETF imaginons à 250 000 €, et que vous ne souhaitez retirer que 10 000 € de votre portefeuille cette année. Si c’est parce que vous avez des actions de Berkshire Hathaway de classe A, sachez que vous pouvez déjà les diviser en actions Berkshire de classe B beaucoup moins chères.

Il est peu probable que vos actions ou vos ETF aient un prix aussi élevé un jour, car les entreprises et les ETF ont souvent recours à des splits, des divisions de cours par fractionnement, les rendant plus accessibles. Et puis sinon, nous avons de plus en plus de courtiers permettant les fractions d’actions et d’ETF. Donc, même avec une seule action ou un seul ETF à 250 000 €, il vous suffirait d’en vendre un pourcentage.

Je vous invite vraiment à lire cette lettre de Warren Buffett qui est souvent dépeint comme l’investisseur en dividendes par excellence. Pourtant, il ne veut pas de dividendes à titre personnel, il pratique la rente par la vente et non par dividendes, Berkshire Hathaway investit aussi dans des actions qui ne versent pas de dividende et Berkshire Hathaway n’a jamais versé de dividende.

Nos actionnaires sont aujourd'hui beaucoup plus riches qu'ils ne le seraient si les fonds que nous avons utilisés pour les acquisitions avaient plutôt été consacrés à des rachats d'action ou à des dividendes.

Mon avis sur les dividendes et la stratégie de Warren Buffet

Encore une fois, je ne suis pas contre les dividendes. Il peut être très sensé pour certaines entreprises d’en verser. Pour un investisseur cependant, un dividende agit comme une vente, mais de manière très désavantageuse fiscalement. Les investisseurs devraient donc avoir une préférence pour les gains en capital par rapport aux dividendes. Si un investisseur a besoin de cash, il lui suffirait alors de vendre une partie de son portefeuille, ce qui est bien plus efficient fiscalement que de percevoir un dividende. C’est d’ailleurs ce que fait très bien Warren Buffett, le supposé investisseur en dividendes par excellence, avec son entreprise Berkshire Hathaway.

On a vu sur cette chaîne déjà à plusieurs reprises qu’un stock picker a de très faibles chances de battre le marché. Partir avec le désavantage de perdre 1 à 2 % de performance en moins à cause d’une inefficience fiscale due aux dividendes, c’est réduire considérablement ses chances de faire mieux que le marché et c’est surtout dégrader et diminuer fortement ses gains sur le long terme, ce qui peut être très dommageable.

1,2% d'impots par an pour 20 000€ investis à 10% de rendement annuel
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En bref, un portefeuille axé sur les dividendes est un portefeuille sous-optimisé, fiscalement inefficient, potentiellement sous-diversifié et passant à côté d’opportunités. Devenir rentier grâce aux dividendes est clairement sous-optimisé et ne permet pas de gérer ses rentes selon nos vrais besoins, puisque dictées par la politique de versement des dividendes. Au contraire, si l'on souhaite vivre de la Bourse, une rente par vente est bien plus efficiente fiscalement et est 100 % maitrisable.

Il ne faut ni chercher les dividendes ni les fuir. Il faut diversifier largement son portefeuille et l’optimiser, notamment fiscalement.

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6 Commentaires

  1. Pas d’accord avec cette analyse. L’auteur raisonne comme si le marché était efficient et du coup comme l’investisseur qui conservait et vendait régulierement ses parts ne pouvait voir que son investissement croitre. Or ce n’est pas le cas, le marché à ses cycles et l’investisseur peut régulierement voir son portefeuille baisser et ses plus-values latentes disparaitre. par contre un dividende pris n’est plus à prendre. L’idéal est d’avoir un portefeuille d’actions solides et croissantes au sein d’un PEA de plus de 5 ans, complété par un PEA PME qui a les mêmes caractéristiques. Comme ca l’investisseur peut retirer regulierement des dividendes avec une fiscalité très faibles (uniquement les contributions sociales)

    1. Un dividende faisant baisser le cours de l’action, un dividende pris n’est pas un gain, mais une partie du capital investi. Vendre pour prendre une partie du capital investi revient strictement au même, sauf que c’est bien plus efficient, notamment fiscalement.

  2. Merci pour cet article intéressant.

    J’ai une question car je ne comprends pas pourquoi, même après plusieurs heures de recherches, le dividende est déduit de la capitalisation d’une entreprise.

    Je vais exposer ma compréhension actuel de la chose au travers d’un exemple, n’hésitez pas à corriger si cette dernière est biaisée.

    On prend une entreprise qui a un capital social de 1000 euros. Ce capital est divisé en 1000 actions ayant donc une valeur nominale de 1 euro.

    L’entreprise effectue une introduction en bourse par cession de titres, elle propose a la vente 80% de ses titres pour un montant de 10 euros.

    L’entreprise a donc une capitalisation boursière actuelle de 10000 euros, car ses titres s’échangent maintenant sur le marché secondaire boursier au dernier prix de 10e.

    L’entreprise réalise des bénéfices et verse un dividende de 1euro par an par action, les détenteurs des 1000 actions reçoivent donc 1000 euros de dividendes.

    La capitalisation de l’entreprise après le versement du dividende passe donc de 10000 euros à 9000.

    Voila ce qui me semble être la théorie officielle et je ne comprends pas pourquoi la capitalisation baisse lors du versement du dividende car elle n’a en rien augmenté lors de la réception des bénéfices.

    Je veux dire par là lorsque l’entreprise réalise des bénéfices le capital social n’augmente pas, et la capitalisation boursière non plus car elle n’est que le résultat de l’offre et la demande sur le marché secondaire ; mais lorsque que l’entreprise distribue ses bénéfices alors là la capitalisation diminue ce qui me semble incohérent.

    cad :

    quand entreprise fait des bénéfices -> capitalisation boursière n’augmente pas (car uniquement échange de titres selon offre et demande)

    quand entreprise distribue ses bénéfices ->capitalisation boursière diminue (ce que je ne comprends pas)

    pourriez vous éclairer ce point svp

    1. Bonjour, commentaire très intéressant.
      Vous pouvez en fait avoir 2 lectures :
      – La lecture sous forme de valeur fondamentale de l’entreprise : un versement de dividendes est un coût pour l’entreprise, qui n’investira pas dans ses activités pour se développer. On voit bien que c’est un manque à gagner, en tout cas, un coût d’opportunité possible. Par conséquent, le versement de dividendes fait baisser la valeur de l’entreprise contrairement au réinvestissement de ses bénéfices. Évidemment, une entreprise mature sans projet rentable à financer à tout intérêt à reverser des dividendes à ses actionnaires (ou à racheter ses actions) plutôt qu’à réinvestir dans des choses non rentables.
      – La lecture sous forme de valeur cotée de l’entreprise : le prix évolue selon l’offre et la demande et un dividende fait le prix de l’action mécaniquement, car sinon, un arbitrage existerait (acheter avant le dividende, empocher le dividende, revendre ensuite et gagner le montant du dividende sans risque), chose qui n’existe pas car l’arbitrage disparait puisque sinon il serait exploité (l’argent facile n’existe pas en Bourse).

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