Faire appel à un conseiller en gestion de patrimoine (CGP), à un banquier privé ou à un gestionnaire de fortune part d’une bonne intention. 👍 Le problème, c’est la facture : avec des frais pourtant « standards », vous pouvez passer à côté de 33 182 € pour 100 000 € investis sur 10 ans, et de plus de 260 000 € sur 30 ans. Pas à cause de mauvais placements ; simplement à cause des frais. 😱
Le réflexe est pourtant naturel. Face à un cap important – une évolution professionnelle, un mariage, l’arrivée d’un enfant, la préparation de votre retraite ou de votre succession -, on se tourne vers sa banque ou un expert, comme on consulte un médecin pour sa santé. C’est logique, et c’est même souvent nécessaire.
Mais savez-vous vraiment comment se rémunèrent les banques et les cabinets de gestion de patrimoine ? Connaissez-vous les mécanismes discrets par lesquels certains se paient sur votre dos, sans que vous vous en rendiez seulement compte ? 🔍
Dans cet article, nous allons voir ensemble les 3 grands problèmes du modèle traditionnel – le conflit d’intérêts, les frais cachés et l’architecture fermée – puis, parce que tout accompagnement n’est pas à jeter, les 5 critères pour reconnaître un bon conseiller. L’objectif n’est pas de vous détourner de tout conseil, mais de vous armer pour ne plus jamais payer le prix fort en silence. 💪
⚠️ Cet article a une vocation informative et pédagogique. Il décrit des pratiques de marché de manière générale et ne vise aucun professionnel en particulier. Il ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé : chaque situation patrimoniale est unique. Investir comporte des risques, notamment de perte en capital ; les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
Problème n°1 : le conflit d’intérêts 🎭
Un CGP a pour mission d’optimiser votre patrimoine sous tous ses aspects : civil, fiscal, social et financier. Cette optimisation se fait via des placements, des assurances-vie, de la défiscalisation ou des mesures de protection pour vous et vos proches. C’est le plus souvent un Conseiller en Investissements Financiers (CIF) qui cumule d’autres casquettes : plus de 9 CGP sur 10 sont aussi intermédiaires en assurance, une majorité en crédit et en immobilier. D’où leur capacité à vous vendre aussi bien une assurance-vie qu’un crédit ou un bien immobilier. 🎩
Mais tous les conseillers ne se valent pas, et certains coûtent bien plus cher que d’autres :
Le gestionnaire de fortune : jusqu’à 10 000 €/an de commission forfaitaire, réservé à partir de 5 millions d’euros à investir.
Le CGP traditionnel (souvent en cabinet) met en avant des services « gratuits ». Spoiler : ils ne le sont pas, on y vient tout de suite.
Le banquier privé : comptez en moyenne 3 000 €/an rien que pour sa commission forfaitaire (d’autres frais suivent), avec un ticket d’entrée d’au moins 250 000 €.
Depuis quelques années, ces métiers traînent une mauvaise réputation, sur fond de méfiance envers les conflits d’intérêts. Un conflit d’intérêts, c’est lorsque les intérêts financiers du professionnel peuvent influencer l’objectivité de son conseil.
En France, on compte désormais 7 013 CIF (registre ORIAS, fin 2024), un nombre en hausse continue. Et là intervient une distinction capitale, au sens de la directive européenne MIF II. Le CGP peut être :
Non indépendant : rémunéré autrement, le plus souvent par des rétrocommissions. « Gratuit » en apparence, mais certainement pas pour votre portefeuille.
Indépendant : payé uniquement par vous, en honoraires transparents (comme des honoraires d’avocat). Interdiction stricte de toucher ou de conserver la moindre rétrocommission.
💡 Ici, « indépendant » ne veut pas dire « à son propre compte » : c’est l’interdiction de toucher des rétrocommissions.
Le mécanisme des rétrocommissions, c’est le cœur du problème. Il fonctionne ainsi :
Le CGP vous conseille.
Vous placez votre argent, par exemple dans une assurance-vie, qui facture des frais.
L’assurance-vie distribue des fonds (ETF, OPCVM, obligations, SCPI…) gérés par des sociétés de gestion, qui facturent elles aussi des frais.
La société de gestion reverse une partie de ces frais à l’assureur.
L’assureur en reverse à son tour une partie au CGP.
Résultat : vous ne recevez aucune facture, vous n’avez donc pas l’impression de payer quoi que ce soit… alors que vous rémunérez en réalité l’assureur, la société de gestion ET le CGP, le tout prélevé directement sur vos placements. 😬
La rémunération du CGP non indépendant
Voici un cas réel, celui d’un client accompagné aujourd’hui par S’investir Conseil, qui détenait auparavant une assurance-vie chez un CGP traditionnel. Un véritable millefeuille de frais : 0,53 % + 0,55 % de gestion de l’assurance-vie, puis 0,5 % + 0,5 % + 1,07 % côté fonds… soit 3,15 % de frais par an, tout compris. 🎂
Et ce n’est pas un cas isolé ! Les chiffres de l’AMF le confirment, et la tendance s’aggrave : en 2024, 81 % des CIF se déclarent exclusivement non indépendants (contre 78 % deux ans plus tôt), et seulement 7 % exclusivement indépendants. Mieux : chez les CGP, les honoraires facturés directement au client ne pèsent que 12 % de leurs revenus. Tout le reste provient des rétrocommissions. Le modèle « gratuit » reste donc massivement la norme.
Le conflit devient limpide : plus les produits recommandés sont chargés en frais, plus le CGP gagne ; mais plus vous payez cher. Ces 2 à 3 % annuels paraissent insignifiants, passent inaperçus faute de facture, et grignotent pourtant votre capital année après année.
Un dernier signal, très parlant : en 2024, les CIF ont fait l’objet de 744 réclamations de clients (pour 21,4 M€), portant notamment sur des produits souvent poussés par le conseil traditionnel (Girardin, SCPI, FCPI, produits structurés). 🚩
⚠️ Rappel : tous les CGP ne pratiquent pas ces excès, et la rémunération par rétrocommission est parfaitement légale et encadrée par l’AMF. L’enjeu n’est pas de diaboliser une profession, mais de comprendre qui paie quoi pour faire un choix éclairé. Ce contenu est informatif et ne constitue pas un conseil personnalisé.
Mais le plus dur reste à venir, car ces frais « insignifiants » cachent un impact colossal sur la durée. C’est le problème n°2. 👇
Problème n°2 : des frais insidieux à l’impact colossal 💸
Reprenons notre client à 3,15 % de frais par an. En investissant 100 000 € à 7 % de performance annualisée, ces frais lui coûtent, par rapport au même placement ramené à 1 % de frais, de 30 000 à plus de 250 000 € selon al durée.
Durée du placement
Manque à gagner (3,15 % vs 1 % de frais)
10 ans
≈ 33 182 €
20 ans
≈ 107 800 €
30 ans
≈ 263 700 €
Sur 100 000 € investis à 7 %/an de performance brute.
Lisez bien la dernière ligne : sur 30 ans, l’écart de frais représente plus de 2,6 fois le capital de départ parti en fumée. 🤯 Et encore, je ne parle que des frais de gestion. Un CGP ou une banque traditionnelle peut aussi vous facturer, en plus :
des frais d’entrée (parfois jusqu’à 5 % de chaque versement) ;
des frais d’arbitrage (à chaque modification de vos supports) ;
des frais de sortie ;
des frais de dossier, etc.
L’impact des frais sur le long terme est donc colossal, et il ne doit jamais être négligé. C’est littéralement de l’argent que vous laissez sur la table. Une part qui peut représenter, sur une vie d’épargne, un pan entier de votre patrimoine.
Et les frais ne sont même pas le seul poste qui grignote vos gains : la fiscalité aussi, et elle s’est justement alourdie. Depuis le 1er janvier 2026, la flat tax est passée de 30 % à 31,4 % (hausse de la CSG). 🧾 Sur un compte-titres, vos plus-values et dividendes sont désormais taxés à 31,4 %, alors qu’un PEA (après 5 ans) ou une assurance-vie conservent des prélèvements sociaux à 17,2 %. Autrement dit, un bon accompagnement optimise les deux leviers : des frais minimes ET la bonne enveloppe fiscale. Se tromper de contenant coûte parfois aussi cher que se tromper de contenu.
Le bon réflexe, dès aujourd’hui : analysez vos contrats d’assurance-vie et vos placements en banque. Traquez la ligne « frais de gestion » et comparez-la à ce qui se fait de mieux. Autour de 0,5 % pour une bonne assurance-vie en ligne, et 0,2 % à 0,4 % de frais (TER) pour un ETF de qualité. Vous serez probablement très surpris de l’addition que vous payez actuellement. 👀
Malheureusement, certains CGP et banquiers n’hésitent pas à empiler ce niveau de frais. Et pour cause : les conseillers rattachés à une banque ne peuvent souvent vous proposer que des produits maison, pensés pour avantager l’établissement. C’est tout l’objet du problème n°3.
⚠️ Les rendements évoqués (7 %/an) sont des hypothèses à but pédagogique et ne préjugent pas des performances futures. Les niveaux de frais varient d’un contrat à l’autre ; comparez toujours les documents d’information (DIC) avant de souscrire.
Confiez votre patrimoine à des experts
À partir de 100 000 € à investir, S’investir Conseil pilote votre patrimoine avec une gestion privée haut de gamme, stratégique et sur mesure.
Le principal problème des CGP traditionnels, banquiers privés et gestionnaires de fortune, c’est qu’ils opèrent en architecture fermée. Ils sont limités aux produits de leur propre établissement ou de leur réseau de distribution : une ou deux SCPI, un ou deux contrats d’assurance-vie, quelques fonds actions ou obligations. Point.
Ils n’ont donc pas accès à l’ensemble du marché et ne peuvent pas choisir, pour vous, les solutions les plus avantageuses. Concrètement, ces acteurs traditionnels ne vous proposeront quasiment jamais : des ETF indiciels (les fonds actions les plus performants et les moins chers), des SCPI sans frais de souscription, ni des assurances-vie à frais minimisés. Et même si votre conseiller sait qu’une meilleure solution existe, son architecture fermée l'empêche de vous la proposer. Son métier se rapproche alors davantage de celui d’un commercial que d’un conseiller objectif. 🎯
Pire : dans les réseaux, ces conseillers sont soumis à des objectifs de vente, avec des « semaines à thème » où ils doivent écouler un maximum d’un produit précis : un mois des produits structurés, le mois suivant un maximum de contrats d’assurance-vie, parfois même quand le client n’en a pas besoin. Ajoutez à cela un conseiller qui change tous les 2-3 ans, et vous obtenez une relation déshumanisée, sans réel suivi dans le temps. Chez S’investir Conseil, nous comptons d’ailleurs d’anciens cadres de banque privée qui ont quitté ce modèle, faute d’alignement avec l’intérêt des clients. La conséquence de tout ça ? Un taux de démission élevé dans les banques. 😮💨
Le cas d’école : le Pinel (un dispositif aujourd’hui supprimé) 🏚️
Connaissez-vous le dispositif Pinel ? C’était une incitation fiscale à investir dans l’immobilier neuf : un excellent produit pour le CGP… beaucoup moins pour vous, le client.
Pourquoi le Pinel était-il tant apprécié des cabinets traditionnels ? Une raison très concrète : la commission. Avant 2019, un CGP pouvait toucher jusqu’à 15 % du prix du bien en rétrocommission, soit 30 000 € pour un bien à 200 000 €. De quoi sabler le champagne. 🍾 En 2019, une prise de conscience a plafonné cette commission à 10 %, et elle se situait en pratique entre 3 et 7 % (soit 6 000 à 14 000 € pour un bien à 200 000 €).
Le désalignement d’intérêts était flagrant : pour vous, il aurait fallu négocier le prix à la baisse ; pour le CGP, c’était l’inverse — plus le bien était cher, plus sa commission grimpait, et plus votre rentabilité fondait.
Le dispositif Pinel a pris fin le 31 décembre 2024. Plus aucun nouvel investissement Pinel n’est possible depuis le 1er janvier 2025, et aucun dispositif fiscal ne l’a directement remplacé (le dispositif Jeanbrun, entré en vigueur en 2026, fonctionne sur une logique différente d’amortissement). Si l’exemple appartient désormais au passé, sa leçon reste d’une actualité brûlante : la même mécanique de « carotte fiscale » se rejoue avec chaque nouveau dispositif de défiscalisation.
Mais le vrai problème était ailleurs. Dans son rapport d’évaluation remis au gouvernement le 15 novembre 2019, l’Inspection générale des finances (IGF), avec le CGEDD, concluait qu’au moins un Pinel sur deux affichait un rendement net négatif au bout de 9 ans. Une moins-value de l’ordre de 16 000 € pour l’investisseur, hors effet de la hausse des prix de l’immobilier. La cause principale : un bien neuf acheté bien plus cher que l’ancien équivalent (l’IGF relevait un écart de l’ordre de 30 %), en partie pour financer… la commission du conseiller. 😤
Cette perte est calculée hors hausse des prix. Historiquement, l’appréciation de l’immobilier a souvent effacé ce déficit, et un Pinel pouvait devenir gagnant, à la condition expresse de revendre plus cher qu’on avait acheté. Le principe à retenir : ne vous laissez jamais aveugler par la seule réduction d’impôt, regardez la rentabilité réelle de l’opération.
Cinq ans plus tard, la Cour des comptes (septembre 2024) a enfoncé le clou : un dispositif jugé trop coûteux pour l’État (plus d’1 milliard d’euros par an, un surcoût de 35 % par rapport aux objectifs) pour une efficacité limitée, ce qui a précipité sa suppression.
Faut-il renoncer à toute aide en gestion de patrimoine ?
Absolument pas. De mauvaises décisions patrimoniales peuvent avoir des conséquences majeures et parfois irréversibles. La clé n’est pas de fuir le conseil, mais de savoir choisir le bon. Car dans l’imaginaire collectif, un CGP se limite au placement. C’est une vision très réductrice : un bon CGP intervient sur des aspects bien plus vastes – et souvent bien plus décisifs – de votre vie.
1. La protection de votre famille et de votre patrimoine 🛡️
Le droit de la famille est méconnu du grand public, et pourtant il peut avoir des conséquences irréversibles sur votre patrimoine et la sécurité de vos proches. Un bon CGP détecte très tôt les situations à risque, avant qu’elles ne deviennent critiques.
Un exemple concret. Imaginons un patrimoine d’1 million d’euros, avec une maison familiale et des placements, pour un couple sans enfant :
Sans aucune protection, votre partenaire pourrait ne rien recevoir de votre patrimoine, et se retrouver sans logement, en cas de décès.
Avec une protection mal optimisée, il pourrait hériter, mais devoir s’acquitter de droits de succession très élevés, jusqu’à 600 000 € (un partenaire non marié ni pacsé est taxé à 60 %). Quitte à devoir vendre la maison familiale pour payer le fisc.
Avec une optimisation bien pensée (mariage ou PACS, testament, clause adaptée), il pourrait recevoir la totalité de votre patrimoine, maison comprise, sans payer le moindre euro de droits de succession.
Autre situation fréquente : un couple marié sans enfant, dont les parents sont encore vivants. À votre décès, vos parents héritent de la moitié de votre patrimoine (un quart chacun) — et votre conjoint se retrouve alors en indivision avec ses beaux-parents. Même quand l’entente est bonne, la situation peut vite devenir inconfortable. 😬
Les familles recomposées présentent aussi des défis spécifiques, et si vous détenez une assurance-vie, la rédaction de votre clause bénéficiaire est primordiale (une clause mal rédigée peut ruiner toute la stratégie). Un bon CGP vous préviendra aussi contre des pièges méconnus : déshériter involontairement vos frères et sœurs, ou favoriser un enfant sans le vouloir, par exemple via des donations qui seront « rapportées » à la succession et rééquilibrées à votre décès.
2. La transmission et l’optimisation du patrimoine 🎁
Sans surprise, la France figure sur le podium des pays qui taxent le plus, y compris lors d’une succession. Si vous héritez de vos parents (argent, immobilier, titres, entreprise familiale…), le fisc français prélève sa part, et la maison familiale n’y échappe pas.
Concrètement, pour un héritage en ligne directe (d’un parent vers un enfant), voici les droits de succession à régler après l’abattement de 100 000 €.
Héritage brut reçu
Droits de succession à payer
500 000 €
≈ 78 194 €
1 000 000 €
≈ 212 962 €
2 000 000 €
≈ 617 394 €
Ces montants peuvent vite devenir écrasants et contraindre vos enfants à vendre des biens familiaux pour régler la note. Pourtant, un bon CGP sait identifier tout cela en amont et mettre en place des stratégies pour minimiser, voire supprimer ces frais. On peut même aller plus loin : saviez-vous que, dans certains cas, votre enfant peut devoir payer des droits de succession… alors qu’il n’a hérité de rien ? C’est le cas, par exemple, avec certains démembrements ou clauses mal ficelées.
Droits de succession à payer pour un patrimoine hérité par un enfant, de son père ou de sa mère
Patrimoine hérité en ligne directe
🇫🇷 France
🇩🇪 Allemagne
🇮🇹 Italie
🇵🇹 Portugal*
🇬🇷 Grèce
500 000 €
78 194 €
11 000 €
0 €
0 €
11 500 €
1 million €
212 962 €
90 000 €
0 €
0 €
56 500 €
2 millions €
617 394 €
304 000 €
40 000 €
0 €
156 500 €
*Droits nuls également en Suède, en Autriche et en Norvège. Source : Le Cercle des Fiscalistes.
⚠️ Le barème et l’abattement de 100 000 € en ligne directe sont ceux en vigueur en 2026, mais la fiscalité successorale est un sujet politique susceptible d’évoluer. Ces montants sont indicatifs et ne remplacent pas une étude personnalisée.
3. Développer votre patrimoine et préparer vos revenus futurs 📈
Autre mission essentielle : faire croître votre patrimoine et préparer vos revenus futurs, notamment pour la retraite. Et l’enjeu est réel : selon le rapport du Conseil d’orientation des retraites (COR) de juin 2025, le taux de remplacement d’un salarié non-cadre du privé tourne autour de 74 %. Vous perdez donc en moyenne un quart de vos revenus en passant à la retraite. Pour un cadre, il chute à environ 51,5 % : soit près de la moitié de vos revenus envolés.
Un bon CGP vous accompagne alors dans une stratégie d’investissement personnalisée, adaptée à vos objectifs, à votre profil de risque et à votre horizon. Il ne se contente pas de vous vendre des produits : il vous aide à diversifier, à optimiser la répartition de vos actifs, puis à mettre en place une stratégie de consommation du capital de manière à vous verser des rentes sans épuiser votre patrimoine (lisez à ce sujet l’article sur la règle des 4 %, qui est un classique).
Il peut enfin vous ouvrir l’accès à des solutions habituellement réservées : l’assurance-vie luxembourgeoise (réputée pour sa flexibilité et sa protection des actifs, le fameux « triangle de sécurité ») ou le private equity (investissement dans des entreprises non cotées).
⚠️ Le private equity a historiquement offert des rendements attractifs, parfois supérieurs à ceux des marchés cotés, mais en contrepartie d’un risque élevé et d’une forte illiquidité (capital souvent bloqué 8 à 10 ans, risque de perte en capital). Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Ces produits ne conviennent pas à tous les profils.
En résumé, un bon CGP apporte une vraie valeur ajoutée s’il adopte une approche globale, personnalisée et centrée sur vos besoins : protéger votre famille, optimiser votre transmission, développer votre capital, préparer vos revenus, et vous ouvrir les bons produits.
La vraie question n’est donc pas « faut-il un CGP ? » (oui ou non), mais plutôt « comment choisir un bon CGP ? » si vous êtes concerné par ces sujets ou si votre patrimoine grandit.
Comment bien choisir son CGP ? Les 5 critères essentiels ✅
Comme dans tout métier, il y a d’excellents professionnels… et d’autres à fuir. Pour ne pas vous tromper, voici les 5 critères à examiner.
Comment bien choisir son CGP ? Les 5 critères essentiels ✅
Comme dans tout métier, il y a d’excellents professionnels… et d’autres à fuir. Pour ne pas vous tromper, voici les 5 critères à examiner.
1. L’architecture ouverte 🔓
Vérifiez que votre CGP travaille en architecture ouverte : qu’il puisse vous proposer les meilleures solutions du marché, et pas seulement les offres d’une banque, d’un réseau ou d’une compagnie d’assurance. Une architecture fermée vous enferme dans des produits peu compétitifs, lourdement chargés en frais, qui grignotent lentement votre capital.
C’est ce qu’a vécu Jérôme, père de deux enfants, persuadé d’avoir fait le bon choix avec un conseiller au discours convaincant. En réalité, ce CGP l’avait enfermé dans des produits bourrés de frais cachés. Résultat : après 8 ans, Jérôme avait perdu près de 50 000 € en frais et manque à gagner, compromettant ses objectifs de rente. Ce type de dossier, nous en voyons très régulièrement. Des clients avec un PER en moins-value depuis des années, on en voit défiler. 😔
2. La transparence 🔍
Optez pour un CGP transparent. Sur les produits, mais aussi sur ses honoraires, frais et rétrocommissions. Un bon conseiller vous fournit une vision claire et détaillée de tous les coûts associés à ses services. S’il élude vos questions sur sa rémunération, méfiance.
3. Une personne de confiance 🤝
Critère primordial. Vous devez être à l’aise avec votre CGP, comme avec votre médecin de famille : vous allez lui confier des informations personnelles et sensibles. Une relation de confiance et une communication fluide sont essentielles. N’hésitez pas à consulter les avis clients (Google, Trustpilot) pour vérifier sa réputation.
4. La stabilité ⏳
Un bon CGP vous accompagne tout au long de votre vie financière, en adaptant ses conseils à l’évolution de votre situation. Fuyez les structures où le conseiller est muté tous les 2-3 ans : sans continuité, pas de vrai suivi.
5. La rémunération 💶
Un bon CGP a une rémunération claire. Cela dit, tout facturer en honoraires n’est pas toujours à votre avantage. Imaginez 300 000 € à investir :
une facture de 5 000 € d’honoraires vous coûte 5 000 € + 20 % de TVA, soit 6 000 € ;
5 000 € de rétrocommissions vous coûtent exactement 5 000 €, car non soumises à la TVA (1 000 € d’économie).
Autrement dit, un modèle 100 % honoraires peut, dans certains cas, vous désavantager. L’important est que le conseiller vous laisse le choix et vous explique clairement l’impact de chaque option.
S’investir Conseil : le conseil patrimonial, enfin dépoussiéré ✨
Pour répondre à tous ces défis, avec mes associés, nous avons créé S’investir Conseil, le cabinet de conseil en gestion de patrimoine moderne, avec la conviction de devenir une référence et de proposer le service dont j’ai toujours rêvé en tant que client.
Confiez votre patrimoine à des experts
À partir de 100 000 € à investir, S’investir Conseil pilote votre patrimoine avec une gestion privée haut de gamme, stratégique et sur mesure.
Nous travaillons en architecture ouverte, en ne proposant que des produits que nous utilisons souvent nous-mêmes : PEA, ETF, assurance-vie, contrats luxembourgeois, SCPI sans frais de souscription, private equity…
Nos frais : 0,5 % sur l’encours géré des placements financiers, soit l’une des offres les plus compétitives du marché, environ 20 % moins cher qu’un robo-advisor, et 2,5 à 3 fois moins cher que les acteurs traditionnels (qui facturent en moyenne, selon nos constats, autour de 3,6 %/an tout compris). Cerise sur le gâteau : des SCPI sans frais de souscription, avec jusqu’à 3 % de cashback.
Pour relever ce défi, je me suis entouré des meilleurs profils :
Julien, responsable du pôle chef d’entreprise ;
William, notre ingénieur patrimonial ;
Frédéric, comme responsable du pôle Gestion de Fortune.
Déjà plus d’une centaine de clients privés nous ont fait confiance – de 100 000 € à plus de 25 millions d’euros de patrimoine – en nous préférant à leur banque privée ou à leur cabinet traditionnel. Pour garantir un suivi humain et de qualité, nous n’acceptons qu’un nombre limité de clients.
Si vous êtes curieux, vous pouvez réserver une consultation découverte gratuite : nous ferons un point sur votre patrimoine et ses optimisations possibles. 👇
Le conseil en gestion de patrimoine n’est ni une arnaque, ni une baguette magique. C’est un métier où le modèle de rémunération et l’accès aux produits font toute la différence entre un accompagnement qui vous enrichit et un autre qui vous appauvrit en silence. 🧭
Retenez l’essentiel : traquez les frais (leur impact est colossal sur 20 ou 30 ans), exigez la transparence, privilégiez l’architecture ouverte, et n’oubliez pas qu’un bon CGP va bien au-delà du placement. Il protège votre famille, optimise votre transmission et prépare vos revenus futurs. Vous voilà armé pour ne plus jamais payer le prix fort sans le savoir. 💪
FAQ
Nous répondons à vos questions les plus fréquentes !
À partir de quand a-t-on vraiment besoin d'un CGP ?
Il n’y a pas de seuil magique, mais plutôt des moments de vie. 🎯 Tant que votre situation reste simple (épargne, un PEA, une assurance-vie en ligne), vous pouvez faire beaucoup seul. Un CGP prend toute sa valeur quand la complexité apparaît : un patrimoine qui grossit (souvent à partir de 100 000 à 150 000 €), une succession à préparer, la vente d’une entreprise, une expatriation, une famille recomposée. Le déclencheur, ce n’est pas seulement un montant, mais souvent, c’est un enjeu.
Comment vérifier qu'un CGP est fiable et bien enregistré ?
Trois réflexes simples. ✅ D’abord, vérifiez son immatriculation sur le registre officiel ORIAS (orias.fr) : tout CGP sérieux y figure. Ensuite, assurez-vous qu’il adhère à une association agréée par l’AMF (ANACOFI, CNCGP, CNCEF ou La Compagnie des CGP) et qu’il détient bien le statut de CIF. Enfin, demandez-lui son Document d’Entrée en Relation (DER), qui précise son statut, sa rémunération et ses éventuelles rétrocommissions. Un bon conseiller n’a rien à cacher.
Vaut-il mieux un conseiller indépendant (honoraires) ou non indépendant (rétrocommissions) ?
Contre toute attente, ce n’est pas si tranché. Le modèle indépendant (honoraires) est le plus transparent : le conseiller ne touche aucune rétrocommission, son seul intérêt est votre satisfaction. Mais les honoraires sont soumis à la TVA (20 %), ce qui peut, dans certains cas, coûter plus cher que des rétrocommissions équivalentes. L’essentiel n’est pas l’étiquette, mais que le conseiller vous laisse le choix et vous explique clairement l’impact de chaque option.
Comment savoir combien je paie réellement de frais aujourd'hui ?
Sortez vos relevés et traquez plusieurs lignes. 🔍 Sur une assurance-vie ou un compte-titres, cherchez les frais de gestion (de l’enveloppe et des fonds), les éventuels frais d’entrée, d’arbitrage et de sortie, et lisez le Document d’Informations Clés (DIC) de chaque support. Additionnez le tout : c’est votre coût réel annuel. Comparez-le ensuite aux repères du marché (autour de 0,5 % pour une bonne assurance-vie en ligne, 0,2 à 0,4 % de frais pour un ETF). Beaucoup découvrent qu’ils paient 3 à 5 fois trop.
Peut-on se passer de CGP quand on sait déjà investir soi-même ?
En grande partie, oui, et c’est même tout l’esprit de S’investir. 🙂 Pour investir efficacement (ETF, PEA, assurance-vie à faibles frais), vous n’avez besoin de personne : de la méthode et un peu de discipline suffisent. Là où un bon CGP devient précieux, c’est sur ce que vous ne pouvez pas faire seul facilement : l’ingénierie patrimoniale (succession, transmission, protection du conjoint), les montages pour chefs d’entreprise, ou l’accès à certains produits. Autrement dit : gérez vous-même le placement, faites-vous accompagner pour la stratégie complexe.
Investir comporte des risques : S’investir n’est pas responsable de la qualité des produits ou services présentés sur cette page et ne pourrait être tenu responsable, directement ou indirectement, par tout dommage ou perte causés suite à l’utilisation d’un bien ou service mis en avant dans cet article. Les investissements liés aux cryptoactifs, aux actions ou autre sont risqués par nature, les lecteurs doivent faire leurs propres recherches avant d’entreprendre toute action et n’investir que dans les limites de leurs capacités financières. Cet article ne constitue pas un conseil en investissement.
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J’ai suivi d’autres formations en investissement et il n’y a aucune comparaison : le niveau de connaissance qu’on acquiert grâce aux différents experts et la pédagogie de Matthieu est sans commune mesure. Expérience extra, aucun regret et je n’ai besoin d’aucune autre formation !
5 étoiles de Hugo
Hyper complet !
Je n’ai plus besoin d’autre chose pour mes finances. J’ai constitué un portefeuille d’ETF bien plus performant, j’ai choisi de meilleurs placements et de meilleures assurances-vie. En faisant une simulation, on parle
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Bientôt un an et déjà +24% sur mon portefeuille ! Même en période de baisse de marché, la stratégie se distingue par sa solidité