Les BSPCE (Bons de Souscription de Parts de Créateur d’Entreprise) constituent l’un des dispositifs d’intéressement au capital les plus attractifs pour les start-ups et PME innovantes françaises. Créés pour permettre aux jeunes entreprises de recruter et fidéliser des talents de haut niveau sans peser sur leur trésorerie, ils offrent aux bénéficiaires la possibilité d’acquérir des actions à un prix avantageux fixé à l’avance.
Méconnus, les BSPCE peuvent pourtant représenter une opportunité incroyable. Si votre employeur vous associe à la réussite de son projet de start-up, il peut, avec les BSPCE, vous aider à acheter des actions qui, en cas d’événement de liquidité (rachat, levée de fonds) seront revendues, le tout vous permettant d’encaisser une belle plus-value. Côté employeur, cet outil est un levier formidable pour vous constituer une équipe solide. Voyons en détail le fonctionnement de cet instrument.
Cet article a une vocation informative et pédagogique. Il ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé. Tout investissement comporte des risques, notamment de perte en capital, de liquidité et de variabilité des revenus.
Conseil de Matthieu
Qu’est-ce qu’un BSPCE ?
Un BSPCE est un bon donnant le droit de souscrire des actions d’une société à un prix fixé au moment de l’attribution. Il s’agit d’une possibilité laissée pour l’achat d’actions à des conditions préférentielles, offrant au bénéficiaire la perspective de réaliser une plus-value 🚀 en cas d’appréciation de la valeur de l’entreprise.
Contrairement aux actions gratuites (AGA) qui sont attribuées sans contrepartie financière, les BSPCE nécessitent que le bénéficiaire paie le prix d’exercice 💰 (déterminé à l’avance) au moment de la conversion des bons en actions. Les BSPCE ne sont pas non plus à associer aux « stock-options », appelées en France « Options de Souscription ou d’Achat d’Actions » (OSAA).
Les caractéristiques principales des BSPCE
Les BSPCE présentent 5 caractéristiques essentielles qui définissent leur fonctionnement.
1️⃣ Tout d’abord, le principe de gratuité s’applique lors de l’attribution : les bons sont accordés sans contrepartie financière aux bénéficiaires. Cette gratuité initiale constitue un avantage significatif, bien qu’un paiement soit requis lors de leur exercice ultérieur.
2️⃣ Deuxièmement, le prix d’exercice est fixé de manière irrévocable au moment de l’attribution des bons. Ce prix, déterminé selon des modalités précises de valorisation de l’entreprise, ne pourra faire l’objet d’aucune modification ultérieure. En tant que bénéficiaire, vous avez une vision claire sur les conditions d’acquisition futures.
3️⃣ Troisième point à bien comprendre, les BSPCE sont caractérisés par leur incessibilité totale ❌. Strictement personnels, ils ne peuvent faire l’objet d’aucune cession, vente ou transfert à un tiers. C’est un outil d’attraction et de fidélisation individuel !
4️⃣ Les BSPCE sont encadrés par une durée de validité limitée, généralement plafonnée à 10 ans à compter de leur date d’attribution. Au-delà de cette échéance, les bons non exercés deviennent caducs et perdent toute valeur.
5️⃣ Enfin, l’utilisation des BSPCE reste une possibilité. Ce n’est en rien une obligation. Vous, bénéficiaire, pouvez décider d’exercer ou non les droits de vos bons pendant leur période de validité, en fonction notamment de l’évolution de la valeur de l’entreprise et de vos objectifs personnels. Vous pouvez aussi ne rien en faire, en particulier si le projet n’est pas à la hauteur financièrement.
Les conditions d’éligibilité aux BSPCE
Pour que le dispositif des BSCPE puisse être mis en place, quelques règles sont à respecter. Tant à propos des entreprises émettrices que des bénéficiaires éligibles.
Conditions relatives à la société émettrice
Pour pouvoir émettre des BSPCE, une société doit remplir toutes les conditions cumulatives suivantes.
- Forme juridique : être une société par actions (SA, SAS ou SCA). Les SARL et EURL sont exclues du dispositif.
- Régime fiscal : être soumise à l’impôt sur les sociétés en France. Les exonérations temporaires (JEI, ZFU, etc.) sont admises.
- Ancienneté : être immatriculée au Registre du Commerce et des Sociétés depuis moins de 15 ans à la date d’attribution des bons.
- Cotation : ne pas être cotée sur un marché réglementé, ou avoir une capitalisation boursière inférieure à 150 millions d’euros. Si ce seuil est dépassé, la société conserve un délai de 3 ans pour continuer à émettre des BSPCE.
- Détention du capital : au moins 25 % du capital doit être détenu directement par des personnes physiques, ou par des personnes morales elles-mêmes détenues à 75 % au moins par des personnes physiques.
- Origine de la société : ne pas avoir été créée dans le cadre d’une concentration, restructuration, extension ou reprise d’activités préexistantes (sauf si toutes les sociétés impliquées remplissent elles-mêmes les conditions).
⚠️ Ces conditions s’apprécient à la date d’attribution des BSPCE. Dès qu’une condition n’est plus remplie, la société perd définitivement le droit d’émettre de nouveaux bons.
Depuis le 1er janvier 2020, les sociétés dont le siège est établi dans un État membre de l’Union européenne ou dans un État ayant conclu avec la France une convention fiscale contenant une clause d’assistance administrative peuvent également émettre des BSPCE, sous réserve de remplir les mêmes conditions que les sociétés françaises et d’être soumises à un impôt équivalent à l’IS.
Conseil de Matthieu – Les BSPCE en France et en Europe
Conditions relatives aux bénéficiaires éligibles
Le dispositif des BSPCE s’adresse à un périmètre précis de bénéficiaires, défini par la législation française. En premier lieu, l’ensemble des salariés de l’entreprise émettrice peuvent en bénéficier, qu’ils soient en contrat à durée déterminée ou indéterminée, sans condition d’ancienneté ou de position hiérarchique.
Les dirigeants sont également éligibles, à condition qu’ils soient soumis au régime fiscal des salariés. Cela concerne notamment le président, le directeur général, le directeur général délégué, le gérant de société en commandite par actions (SCA), ainsi que le président du conseil d’administration.
👉 Depuis l’adoption de la loi PACTE en 2019, le dispositif s’est élargi pour inclure les membres des organes de gouvernance. Sont ainsi concernés les membres du conseil d’administration, du conseil de surveillance, ou de tout organe statutaire équivalent dans le cas des sociétés par actions simplifiées (SAS).
Le périmètre s’étend également aux salariés et dirigeants des filiales, sous réserve que la société émettrice détienne une participation significative d’au moins 75 % du capital ou des droits de vote de la filiale concernée.
Certaines catégories sont explicitement exclues du dispositif des BSPCE ❌. C’est le cas des travailleurs indépendants (freelances), consultants, prestataires externes et associés non-salariés. Ils ne peuvent pas en bénéficier.
Le processus d’attribution et le fonctionnement concret des BSPCE
Les BSPCE suivent un parcours structuré en 5 étapes qui constituent leur cycle de vie complet.
Le processus débute par une décision collective majeure : l’émission des bons. Celle-ci relève de la compétence exclusive de l’Assemblée Générale Extraordinaire (AGE), qui définit le cadre général du plan, notamment ses conditions d’attribution et d’exercice.
Suite à cette autorisation, intervient la phase d’attribution individuelle. Le président ou le conseil d’administration, selon les dispositions statutaires, procède à la distribution nominative des bons aux bénéficiaires sélectionnés 🎫, formalisant ainsi leurs droits individuels.
La troisième phase, dite d’acquisition ou « vesting », est la période durant laquelle les droits des bénéficiaires se cristallisent progressivement. Cette maturation s’effectue selon un calendrier prédéfini, permettant une acquisition graduelle des droits d’exercice (lire ci-après).
Vient ensuite l’étape de l’exercice, moment où le bénéficiaire concrétise ses droits en convertissant ses bons en actions. Cette conversion s’effectue moyennant le versement du prix d’exercice préalablement fixé 🪙.
Le cycle s’achève par la possibilité de cession des actions ainsi obtenues, permettant au bénéficiaire de réaliser sa plus-value.
Le prix d’exercice
La détermination du prix d’exercice (lors de l’AGE) est un élément fondamental du dispositif BSPCE. Ce prix, fixé de manière irrévocable lors de l’attribution, doit impérativement refléter la valeur réelle de l’action à cette date. Cette valorisation requiert une attention particulière. Une sous-évaluation significative pourrait entraîner une requalification en complément de salaire par l’administration fiscale.
Pour sécuriser cette étape, il est indispensable de recourir à l’expertise d’un professionnel qualifié. Le processus verra systématiquement (car c’est une exigence juridique) intervenir un commissaire aux comptes ; qui déterminera de fait cette valorisation de manière incontestable 🆗.
Le calendrier de vesting
Le mécanisme de vesting structure l’acquisition progressive des droits. En clair, le vesting est un calendrier 📅 qui permet de bien planifier l’émission des BSPCE. Il détermine le rythme auquel les bons sont définitivement acquis.
3 pratiques existent. La première consiste à conditionner l’accès aux BSPCE à la durée de présence du bénéficiaire dans l’entreprise. Plus ce temps est important, plus la fidélité est récompensée par l’émission de BSPCE. C’est le but originel du dispositif, qui permet d’avoir un engagement durable des collaborateurs.
Une deuxième approche existe, mêlant conditions de temps et… de performance ! Et il est même possible d’aller plus loin, et de se reposer uniquement sur des critères de performance pour l’attribution. De la performance collective ou individuelle seulement, ou un mélange des 2.
👉 Prenons l’exemple de Marc, ingénieur propulsion dans une entreprise du new space. L’attribution de BSPCE pourra être conditionnée, par exemple, aux éléments suivants :
- La fusée développée par la société n’explose pas lors de son vol inaugural (objectif commun) ;
- La marge d’erreur dans la consommation en carburant des moteurs n’excède pas 2 % (objectif personnel, puisque responsabilité directe de Marc).
De cette manière, il faut que tous les voyants soient au vert pour que l’attribution de BSCPE soit de 100 %.
Attention cependant, chaque objectif indépendant permettra l’octroie de BSCPE. Dans notre exemple, cela signifie que si la fusée n’explose pas mais que les moteurs consomment 10 % de carburant de plus que prévu, Marc aura droit aux BSCPE du premier objectif mais pas à ceux attachés au second.
Revenons au sujet du vesting et au fonctionnement du calendrier.
Dans tous les cas de figure, une période initiale d’un an, appelée « cliff » existe. Le cliff agit comme une période probatoire qui sert plusieurs objectifs stratégiques. Concrètement, pendant cette première année, le bénéficiaire ne peut exercer aucun de ses BSPCE, même s’ils lui ont été attribués.
Cette approche présente plusieurs avantages pour l’entreprise. Elle permet d’abord de s’assurer de l’engagement réel du collaborateur sur une période significative avant de lui octroyer des droits effectifs. Elle protège également l’entreprise contre les départs précoces : un départ avant la fin du cliff entraîne la perte totale des BSPCE attribués, évitant ainsi une dilution du capital pour des collaborations de courte durée.
Pour le bénéficiaire, le cliff représente certes une période d’attente ⏳, mais celle-ci est compensée par l’acquisition substantielle de droits à son terme. Cette structure incitative encourage la projection dans la durée et l’alignement des intérêts entre le bénéficiaire et l’entreprise.
La clause d’accélération
Le calendrier de vesting est-il immuable ? Non ! De nombreux plans prévoient une clause d’accélération permettant aux bénéficiaires d’exercer la totalité de leurs BSPCE en cas de changement de contrôle de l’entreprise (rachat, fusion), même si le vesting n’est pas terminé.
On distingue 2 clauses d’accélération.
- Single trigger : accélération automatique dès le changement de contrôle.
- Double trigger : accélération uniquement si le changement de contrôle est suivi du départ du salarié.
Les clauses d’accélération en cas de cession sont, comme d’autres éléments (volume d’actions accessible via les bons, durée du vesting, prix d’exercice), autant de points à négocier côté bénéficiaire et émetteur.
Négocier les BSPCE
Je vais m’adresser dans cette partie directement à vous qui pouvez prétendre à des BSPCE. Les BSPCE peuvent transformer votre trajectoire financière. Et ce bien plus sûrement qu’une augmentation de salaire. Encore faut-il savoir les négocier.
Le montant auquel vous pouvez prétendre en tant que bénéficiaire dépend de plusieurs facteurs : le stade de développement de l’entreprise (plus elle est jeune, plus vous obtiendrez de bons), votre niveau d’expérience, et surtout l’état du pool disponible ; généralement fixé entre 10 et 15% du capital. Si vous rejoignez une scale-up en phase avancée, ce pool peut déjà être épuisé.
Certaines entreprises ont formalisé leur politique d’attribution avec des grilles transparentes liant le nombre de BSPCE au niveau hiérarchique et à l’impact attendu du collaborateur. D’autres procèdent au cas par cas, ce qui laisse davantage de marge de négociation.
Évidemment, cette stratégie implique une prise de risque qui ne convient pas à tous les profils. Sans enfants ni crédit immobilier, le pari est plus facile à assumer. Avec des charges familiales, sécuriser son salaire peut s’avérer plus prudent. L’essentiel est de faire un choix éclairé ; et de ne jamais sous-estimer la valeur de ce que vous négociez à l'embauche.
Si vous considérez que avez déjà pris un risque en rejoignant une startup, alors autant ne pas aller au bout de la logique ⚠️. Certains vous dirons que les vraies success stories se construisent sur le capital, pas sur la fiche de paie. Peut-être, mais attention. Si vous privilégiez les BSPCE au salaire, et que vous voulez maximiser la prise de risque et la plus-value potentielle, n’oubliez pas que les BSPCE sont illiquides. Tant qu’il n’y a pas d’événement de sortie (rachat, IPO), leur valeur reste théorique. Une belle levée de fonds ne garantit rien. Et si la start-up est en difficulté, vous risquez de perdre votre emploi, et d’avoir des BSPCE sans grande valeur…
Conseil de Matthieu – Les BSPCE, un outil pour les joueurs
La fiscalité des BSPCE
La loi de finances pour 2025 (article 92) a profondément réformé le régime fiscal des BSPCE. Le régime applicable dépend désormais de la date de souscription des titres (exercice des bons).
Ancien régime (titres souscrits avant le 1er janvier 2025)
Pour les titres souscrits avant 2025, le gain était traité comme un gain unique au moment de la cession, correspondant à la différence entre le prix de cession et le prix d’exercice des bons. Seule la durée d’activité dans la société permettait de différencier la fiscalité.
| Situation | Taux d’imposition |
|---|---|
| Activité dans la société ≥ 3 ans | 30% (12,8% IR + 17,2% PS) |
| Activité dans la société < 3 ans | 47,2% (30% IR + 17,2% PS) |
Nouveau régime (titres souscrits à compter du 1er janvier 2025)
La loi de finances pour 2025 a introduit une distinction fondamentale dans le traitement fiscal des gains issus des BSPCE. Désormais, lors de la cession des titres, le gain total doit être scindé en 2 catégories distinctes, chacune soumise à des règles d’imposition spécifiques.

Le gain d’exercice, de nature salariale, correspond à la différence entre la valeur réelle des actions à la date d’exercice des bons et leur prix d’exercice fixé lors de l’attribution. Bien que qualifié d’avantage salarial, il conserve un régime fiscal favorable. Son imposition s’effectue par défaut au PFU de 30% (12,8% d’IR et 17,2% de prélèvements sociaux) ou, sur option, au barème progressif de l’IR de l’année de cession. Un taux majoré de 47,2% (30% d’IR + 17,2% PS) s’applique en cas de non-respect de la condition de présence de 3 ans. Ce gain ne peut plus bénéficier des régimes de sursis ou report d’imposition en cas d’apport des titres.
Le gain de cession, de nature patrimoniale, représente la différence entre le prix de cession final des titres et leur valeur réelle au jour de l’exercice des bons. Il suit l’imposition classique des plus-values mobilières : soit le PFU de 30%, soit sur option le barème progressif de l’IR avec possibilité d’abattements pour durée de détention, auxquels s’ajoutent toujours les 17,2% de prélèvements sociaux.
| Gain d’exercice (avantage salarial) Activité ≥ 3 ans | Gain d’exercice (avantage salarial) Activité < 3 ans | Gain de cession | |
|---|---|---|---|
| Impôt sur le revenu | 12,8 % (ou option barème) | 30 % | 12,8 % (ou option barème) |
| Prélèvements sociaux | 17,20 % | 17,20 % | 17,20 % |
| Total | 30 % | 47,20 % | 30 % |
⚠️ Une attention particulière doit être portée au nouveau régime des « management packages » (article 163 bis H du CGI) qui peut s’appliquer à ce gain et conduire à une imposition pouvant atteindre 59 % au-delà d’un certain seuil de performance.
Cette réforme introduit plusieurs points de vigilance majeurs.
- Tout d’abord, il est désormais interdit de loger les titres issus de BSPCE dans un PEA pour les bons attribués ou exercés depuis le 10 octobre 2024.
- En cas de réinvestissement des titres, il faut prévoir la liquidité nécessaire au paiement de l’impôt sur le gain d’exercice. Le régime de sursis d’imposition sur l’ensemble du gain n’est plus possible, désormais, le « gain d’exercice » est immédiatement taxable.
Dans ce contexte, il est généralement recommandé d’attendre un événement de liquidité effective avant d’exercer les bons pour éviter les complications liées à la dualité du gain.
- On évite le risque fiscal lié à la dualité du gain (gain d’exercice + gain de cession).
- On dispose de la trésorerie nécessaire pour payer l’impôt.
- On simplifie le traitement fiscal en n’ayant qu’un « gain d’exercice » à déclarer.
Face aux enjeux soulevés par cette réforme, des discussions sont en cours avec Bercy et une proposition de loi a été déposée, visant à assouplir certains aspects du dispositif pour en préserver l’attractivité.
Synthèse des avantages et inconvénients des BSPCE
Bon outil, dispositif complexe ? Solution de rémunération pertinente ou prise de risque trop grande ? Voici un récapitulatif des atouts et des limites des BSPCE.
Avantages et inconvénients pour la société
| ✓ Avantages | ✗ Inconvénients |
|---|---|
| Aucun coût (0 charge patronale, 0 cotisation sociale) | Conditions d’éligibilité restrictives (< 15 ans, 25% PP, etc.) |
| Outil puissant d’attractivité et fidélisation des talents | Dilution du capital pour les actionnaires existants |
| Alignement des intérêts entre salariés et actionnaires | Gestion administrative et juridique (pacte, suivi, reporting annuel) |
| Pas d’impact sur la trésorerie | Perte définitive du droit d’émettre si une condition n’est plus remplie |
Avantages et inconvénients pour le bénéficiaire
| ✓ Avantages | ✗ Inconvénients |
|---|---|
| Attribution gratuite des bons | Risque investisseur : les BSPCE peuvent ne rien valoir |
| Fiscalité avantageuse | Prix d’exercice à débourser pour convertir les bons en actions |
| Potentiel de gain élevé en cas de succès de l’entreprise | Liquidité incertaine : revente des actions parfois difficile |
| Prix d’exercice fixe = protection contre la hausse de valorisation | Perte des droits non vestés en cas de départ anticipé |
| Exercice facultatif : aucune obligation d’exercice | Depuis 2025 : imposition possible sans liquidité (gain d’exercice) |
Les BSPCE, un pari sur l’avenir à ne pas négliger
Les BSPCE restent l’instrument d’intéressement au capital le plus avantageux pour les startups françaises éligibles. Malgré les ajustements apportés par la loi de finances 2025 – notamment la distinction entre gain d’exercice et gain de cession – ils conservent une fiscalité attractive (30 % après 3 ans) et ne coûtent rien d’autre à l’entreprise que les coûts de mise en place (entre 10 000 et 15 000 € d’honoraires juridiques).
👉 Pour les fondateurs, c’est un levier puissant pour attirer et fidéliser les talents sans impacter la trésorerie.
👉 Pour les salariés, c’est une opportunité de participer à la création de valeur et de transformer une aventure entrepreneuriale en gain financier concret, à condition d’accepter le risque inhérent à tout investissement en startup.
Mon conseil ? Attendre un événement de liquidité (rachat, IPO) pour exercer vos bons. Cela évite de débourser le prix d’exercice sans certitude de revente, et simplifie considérablement le traitement fiscal depuis la réforme 2025.
Que vous soyez employeur ou bénéficiaire, l’accompagnement par un avocat spécialisé reste indispensable pour sécuriser la mise en place du plan et optimiser sa fiscalité. Et, dans une logique plus globale, le regard d’un conseiller en gestion de patrimoine peut être décisif pour savoir comment gérer vos BSPCE en fonction de vos actifs financiers et immobiliers déjà détenus.
⚠️ Toute décision d’investissement doit être prise après une analyse personnelle de votre situation financière, de vos objectifs patrimoniaux et de votre profil de risque.
- Exploitez le plein potentiel de votre capital
- Protégez votre patrimoine et votre avenir
- Préparez et optimisez votre succession
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